La Croisière Spatiale

J’ai commencé ce « roman  » de science-fiction à l’âge de 10 ans, et continué jusqu’à 12 ans à peu près. Je n’ai rien modifié du texte original, mais je me suis permis de faire des remarques pendant que je le tapais. C’est mon premier texte long… ça réunit tellement de clichés que si je proposais le scénario à Michael Bay, il pourrait presque être accepté !

Bonne lecture ! ;o)

En 2836, « la conquête de l’espace », vit à Strentland (la France est anglaise depuis 2382) [ben, oui, et alors ? comment ça « pas crédible du tout » ?] un jeune couple anglais.

 

 

1

 

 

Un matin, dans la villa de banlieue des Williams, Mme Williams, 26, observe à la fenêtre. Me Williams, homme de 25 ans, entre.

– Bonjour, Helen !

– Bonjour Michaël !  [prononcez « Maïkeul »]

– Les lunettes au Xers (un nouveau métal découvert il y a quelques années) [ben quoi, c’est mieux de le savoir, non ?] que je t’ai offertes à ton anniversaire ont l’air de te plaire !

– Allons, ne fais pas l’idiot, tu sais bien que le vaisseau spatial va venir  d’un moment à l’autre.

– Oui, je…

– … chut, ne parle plus… je le vois qui arrive… je le distingue très bien… mais que disais-tu ?

– Rien.

– Tant mieux, car tu vas tout de suite chercher ta navette pour rejoindre le vaisseau. [déjà chieuse, celle-là… elle va pas s’arranger par la suite…]

En effet, le vaisseau ne se pose que au milieu de la ville, sur un emplacement spécial.

– « Tût, premier arrêt, Strentland. Capitale de la France en 2548, elle fut détruite par la guerre écologique en 2600 et reconstruite en 2682. »

– Tu te rends compte, Michaël ? Toutes les choses qui se sont passées sous nos pieds, il y a plus de 200 ans ?

– Moui, moui… mais si on allait plutôt dans la salle de cinéma ? Ils passent « Indiana Jones », en hommage à Harrison Ford qui est mort depuis 830 ans aujourd’hui.

– Non, Michaël, tu sais bien que le docteur t’a déconseillé de regarder la télé à cause de tes yeux ! Allons plutôt voir à l’observatoire ! [quand je vous disais que c’était une chieuse…]

– « Tût, second arrêt, Paris. Capitale de la France au temps des Gaulois sous le nom de Lutèce, elle le restera jusqu’en 2542. Ce fut la seule ville rescapée de la guerre écologique. Vous pouvez toujours admirer l’ancienne tour Eiffel et les vieux quartiers. »

– On en apprend des choses, hein, Michaël ?

– …

– Michaël ?

– … [mon dieu, quel suspens !]

– Où est-il encore passé ?

– Je suis là, Helen ! J’étais juste à la présentation de la croisière pour voir ce qu’ils y a à l’affiche de l’ordiécran [hé hé, moi aussi je peux inventer des tas de mots bizarres qui font S.-F. ! :-p], ils passent « Accident » !

– « Accident » ? Avec Jean-Paul Belmondo ?

– Et Emma Veuve, film tourné en 2000. [ben oui, à l’époque où j’ai écrit ça, 2000 c’était dans longtemps…d’accord, y a jamais eu d’Emma Veuve dans le cinéma français. Euh, Emma de Caunes, ça compte ? ^-^]

– Oh, allons le voir !

– C’est ce que je voulais que tu dises.

Deux heures plus tard… [bon, d’accord, à l’époque j’étais pas une pro de la description…]

– Ce film était superbe !

– Oui, surtout quand le couple est sur l’autre planète.

Soudain :

– Alerte rouge, alerte rouge, tous à vos postes !

– Que se passe-t-il ?

– Sûrement un problème, je vais voir !

– Non, reste… c’est plus prudent…

– Mais je dois aller à mon poste !

– Oui, mais…

– Attention !

– Ouf, tu m’as sauvé la vie, sans toi je serais déjà tombé dans le gouffre qui s’est formé au-dessous de moi ! [euh… qu’est ce que je disais à propos des descriptions ? o_O]

– Ce n’est pas normal ! [naaaaaan, sans blague ? ah ben merde… :-D] Rejoignons notre navette, nous serons en sécurité…

– D’accord, mais dépêchons-nous.

– Attention à l’explosion !

– Ouf. Plus vite !

– Ça y est, on est dans le garage !

– Attention, la porte se ferme !

– Ne t’inquiètes pas, je la soutiens. [waouh, quelle force ! O_O] Pendant ce temps, prends le volant de la navette, conduis-là dessous la porte, je sauterai au moment voulu. Mais fais vite, je ne tiendrai plus longtemps.

– Je ne sais pas où elle est.

– C’est le numéro 200.

– Et la clé ? [mais quelle cruche, mais quelle cruche !]

– Elle est dans ma poche de droite, mais fais  vite !

– Ça y est, je l’ai, saute vite !

Michaël saute et quelques minutes plus tard, le vaisseau explose. [tiens donc… mdr]

– Ouf, il était temps !

Et ils s’évanouirent.


2

 

Peu après…

Michaël se réveilla.

– Helen, réveilles-toi, nous sommes dans un endroit bizarre.

Des longs pics de glace entouraient la navette. Quelques clairières apparaissaient ici et là. Tout semble désert. [houlà là mon dieu, les changements de temps…]

– Où sommes-nous ?

– J’en sais rien. La navette a dû s’écraser sur une quelconque planète quand nous nous sommes évanouis.

– Je ne connais aucun endroit de ce type. Le vaisseau n’a pas pu aller si loin !

– C’est bizarre, j’ai l’impression d’avoir dormi pendant au moins 100 ans.

– Michaël !

– Oui ?

– J’ai peur…

– Allons, il ne faut pas s’inquiéter, je vais aller chercher de l’aide pendant que tu gardes la navette.

– Non, Michaël, c’est trop dangereux !

– Mais que veux-tu faire ? Rester planté là en attendant que quelqu’un arrive ?

– Non, mais…

– Mais quoi ? Je suppose que tu n’as pas envie de mourir de faim ici ?

– Alors partons !

– Quoi ?

– Oui partons ! De toute façon, nous n’aurons plus besoin de la navette.

– Mais partir où ?

– C’est bien toi qui as décidé d’aller chercher de l’aide tout à l’heure ?

– Oui, bien sûr, mais… [un dialogue digne d’Audiard, ça… ^^]

– Je n’accepte aucun refus. Je ne veux pas moisir ici pour l’éternité !

– Bon, mais tu choisis la direction !

– Mon intuition féminine me dit d’aller vers l’Est.

– Tu parles d’une intuition féminine, on ne sait même pas où est l’Est !

– A droite, si tu préfères ! [ça, c’est de la logique imparable… hum.]

– Non, mon intuition masculine me dit d’aller à gauche.

– A gauche ! On aura tout vu, tu vois bien qu’il n’y a pas de chemin possible entre ces grotesques blocs de glace ! [*très calme* Helen ? *voix innocente* Ouiiiii ? *voix glaciale* Ta gueule.]

– A droite non plus que je sache !

– Arrêtons de nous chamailler pour un rien. En ce moment, c’est une question de vie ou de mort.

– Tu as raison ! Allons devant.

– Non, derrière.

Tous deux rigolent au milieu d’un désert de glace, sur une planète inconnue, dans l’espace infini. [et ils trouvent encore moyen de rigoler !! O_O]

– Bon, c’est pas tout ça, mais quand faut y aller, faut y aller.

– Je te suis.

Une heure plus tard…

– Michaël, je n’en peux plus, je suis extenuée !

– Alors, arrêtons-nous.

– Non, il fait trop froid ! [mais qu’est-ce qu’elle est cruche, celle-là !]

– Helen, tu m’agaces [naaaan, c’est vrai ? un conseil : largue-là !], voilà une demi-heure que tu n’arrêtes pas de te plaindre. D’ailleurs le jour baisse.

– Michaël, là !

– Quoi, encore ?

– Une forme !

– Mais non, tu as des visions.

– Tu as raison, je délire.

– Tu ferais mieux de dormir. [en marchant ?? o_O]

– Mais où ? Dans ce désert de glace ? [là, elle a pas tort…] On aurait mieux fait de rester à la navette.

– Ne dis pas de bêtises. [ça te changera !] D’ailleurs, je crois voir quelque chose par là. Peut-être une maison accueillante.

– Michaël, tu ne sens rien ?

– Si, une odeur effroyable.

– Oh, Michaël, ma tête tourne !

– Moi aussi ! Tout devient flou… tout tourne…


3

Plus tard, dans une cabane…

– Où sommes-nous ?

– Je ne sais pas.

– Ooh ! Ma tête ! Je ne me souviens plus de rien.

Michaël se lève. Soudain, apparaît un gnome édenté portant un bol de tisane sur le pas de la porte. Helen pousse un cri de frayeur, Michaël recule et empoigne un couteau traînant sur la table.

– Pawol y sehr’ty – mmkalow wasys. (ne vous inquiétez pas, je ne vous veux pas de mal.) [d’accord, ça vaut pas de l’elfique, mais on fait c’qu’on peut… :-p]

– Que dit-il ?

– Je crois qu’il dit qu’il n’est pas méchant.

– Ha boné, vious palwez frinchaisé !

– Comment, vous parlez français ? [mon, dieu, quelle coïncidence !! =_=]

– Alors vous allez nous expliquer tout : que nous est-il arrivé ? Et où sommes-nous ?

– Aouf, vious étté tchez moa. Jé m’appwel Adri. Jé sousse backie (berger). Min tchane, Bromf, digagé aine odore mwotéllé. Tsieul moa pé guéwir. Vious attientté. [si vous comprenez quelque chose, prévenez-moi! ^^]

– Mais, combien de temps avons-nous dormi ?

– Sixé tjorse.

– Six jours !

– Mais sur quelle planète sommes-nous et quand ?

– Vious étté tzuch la twerre et an 2930.

– Quoi ! On a dormi 94 ans !

– Aoh, Naoné, vious dourmi szixé tjorse.

– Ferme-là, toi. [attends, ce type il t’a sauvé d’une odeur mortelle, et toi, c’est comme ça que tu le remercies ?! O_O]

– Ne parle pas comme cela, Michaël. [et v’là l’aut’chieuse qui la ramène…]

– An anntenndwé, jé vious donné wa maindjé.

Adri présente une bouillie non appétissante à Helen.

– Non merci, je n’ai pas faim.

Il la présente à Michaël.

– Non, moi non plus ! Vous avec une carte du monde ? [bien sûr, tout le monde a ça chez lui ! *soupir*]

– Voui, lwa voalà.

Il monte sur une grande étagère et saisit la carte.

– Moui, elle doit être vieille !

– Dé 2854. [ah ah.]

– Mais où sommes-nous ?

– Ici.

– Je vois que le désert de glace se finit bientôt.

– Voui.

– Bon. Notre navette doit être dans cet endroit là.

– Voui.

– Et la capitale n’est pas très loin.

– Voui, maoé jé la vious condzeille pouint.

– Ah bon ? Pourquoi ça ?

– C’est là coabruite tioush lésé tzouvranés dé l’éspacé. Métchanté. Maoé oabui hotsi la bon-fée praisonnéère. Tsieul éllé pé tsiouver lé mondwé dé lé mwtisère. Maoé, lé plaofète wa deite qué tsieul l’éntréngé qué cwonoé pouint pé tsiouver et deuéllivré la fée. [un prix spécial à celui ou celle qui décrypte tout ça…]

– Demain, nous irons la délivrer. [tadam ! oui, bien sûr. Tu te prends pas un peu trop pour Bruce Willis, toi ? o_O]

– Michaël, es-tu devenu fou ? Je ne viendrai pas. [bon débarras !]

– A ton gré. Je pars demain.

– Non, Michaël, c’est trop dangereux… je viens avec toi. [et meeeeerde…]

– C’est bien.

Et ils allèrent se coucher.

Le lendemain…

– J’ai fait un drôle de rêve cette nuit : Une vieille femme était assise sur un banc et me disait : « Viens me délivrer, je t’ai fais venir exprès. Telle est ta destinée ! » Alors j’ai répondu : «  Si telle est ma destinée, j’irai. » A peine ai-je dit ces mots qu’elle se transforma en une magnifique jeune dame et me dit : « C’est bien. Prends les instructions et la pierre. Elle te servira. » Et je me suis réveillé. J’ai les instructions et la pierre. [le scénar est balèze, n’est-ce pas ?]

– Regarde ce qu’il y a sur la feuille.

– C’est écrit : « La pierre a un pouvoir magique. Elle s’emboîte sur une pierre identique. Trouver l’autre pierre, les relier toutes les deux, déchiffrez le message, le pouvoir des souverains s’envolera et je serai délivrée. Trois Pas du Nord vers l’Est. Leurs vies sont là. Otto michi awa. La pierre t’appartiendra. Déchiffrer. Bonne chance ! »

– Que veulent dire les dernières phrases ?

– Attends, on dirait qu’il y a un plan, derrière le message.

– Elle représente la région.

– C’est le palais des souverains !

– Je ne comprends pas. Enfin, allons-y.

– Mais où ?

– A la ville, bien sûr !

– Quoi ? Mais c’est au moins à 1000 km ! [alors là, expdr… « oh, 1000 km,  mais c’est rien, voyons, ça se fait en trois jours ! » *a mal au ventre tellement elle rit*]

– Je croyais qu’hier, tu étais prête à me suivre !

– Oui, mais…

– Ne t’inquiètes pas. [mais non, il n’y a pas de raison de s’inquiéter, on va juste dans une ville à 1000 km pour réduire en cendre des souverains dont on n’a jamais entendu parler… la routine, quoi !] Au revoir Adri ! Et peut-être adieu ! [dit-il sur un ton enjoué… je fumais quoi, moi, quand j’ai écris ça ???? O_O]

– Voui.

Les voilà partis avec la carte, une boussole que leur a donné Adri, quelques victuailles et de l’argent. [ainsi qu’un tournevis, un chewing-gum usagé, une pompe à air et un rouleau à pâtisserie… ah merde, me suis gourée d’histoire, c’est pas Mac Gyver…]


4

Quelques heures plus tard.

– Ça y est ! Je vois la fin du désert ! Après il y a les Montagnes Sacrées à franchir.

– Oh ! tu parles de la fin ! Il y a encore au moins deux heures de marche avant d’y arriver.

– Arrêtons-nous là pour déjeuner.

– Bonne idée, j’ai une faim de loup.

Après avoir bien mangé et s’être reposés, Helen et Michaël se remettent en marche avec un exceptionnel courage et… un ventre plein. [oh, mais quel magnifique zeugme j’ai fait là !]

Ils arrivaient à la fin du désert quand une bande de petits hommes-ours viennent les encercler avec leurs lances. [moi, influencée par Star Wars épisode 6 ? Naaaaaan…]

– Ah ! crie Helen.

Michaël sort son poignard.

A la vue de cette arme, les monstres deviennent plus hargneux. Bientôt, Helen et Michaël deviennent prisonniers. On les conduit dans une grotte, au flanc des Montagnes Sacrées. Ils entrent dans une grande salle. Un homme est au milieu, assis sur un trône.

– Howard ! Notre voisin du dessous, celui qui a disparu il y a quelques années dans un accident d’avion !

– Bonjour, Helen, toujours aussi belle ! Je vous présente la tribu des Hakwats.

Il la prend par la taille.

– Non, ne me touchez pas !

Elle lui donne un claque. Les Hakwats accourent.

– In min hoch sit mit clache. (ne vous inquiétez pas). Pinès loch macheit. (attachez-les).

– Latitès. (Oui, d’accord).

– Vous n’avez pas changé, Howard. Toujours aussi cruel. Vous martyrisez et vous vous servez de ces pauvres Haka… Hwaka… enfin, petits ours. [et vous finissez toutes vos phrases pas « niark niark niark », accessoirement]

– Erreur ! C’est eux qui m’ont élu leur dieu. Je suis venu, j’ai vu, et j’ai été vaincu. [ah ! oui, aussi : et vous avez un humour pitoyable. Si si, j’vous jure.]

– J’ai déjà entendu ça quelque part.

– Moi aussi.

– Silence ! Le monde n’a pas besoin d’être délivré. J’ai signé un pacte avec les souverains de l’espace. Ils m’ont fait citoyens. Tous les ans, je dois leur envoyer un Hakwat. [quoi, c’est tout ? bof, pour un méchant, peut faire mieux… hin hin.]

– ils vous ont élu de force. Vous les avez obligé sous peine d’être envoyés chez les souverains. [ouuuuh ! mais quelle déduction !]

– C’est vrai, mais au fond, je les aime bien… cuis au four avec des ptits oignons. [ah, ben voilà, vous voyez quand vous voulez ! et même pas un petit « niark » ? attendez, j’me racle la gorge… hum, hum… alors… *voix méchante* Niaaaark niark niark ! *voix de nouveau normale* j’étais bon, là ? Parfait ! merci !] Sameit is nochtès sit mit. (Jetez-les dans la cale.)

Plus tard…

– Il faut sortir d’ici.

– Mais comment ? Il n’y a pas de fenêtre, qu’une trappe en haut et de toute façon nous avons les mains attachées !

– Non, plus maintenant : j’ai réussi à les délier !

Howard entre d’un coup.

– Trop tard. Venez.

Un instant après, dans la grande salle.

– Qu’allez-vous faire de nous ?

– J’ai obtenu l’autorisation de vous garder quelques temps avant de vous livrer aux souverains de l’espace. J’en profiterai pour vous torturer.

Et il partit d’un grand rire méchant. [ouééééé… ça c’est un vrai méchant pas beau, ça…]

Dans leur cellule, Helen et Michaël réfléchissent [tiens ? ça leur arrive ?]. Soudain, apparaît l’oursonne-servante qui leur apporte leur nourriture.

Elle s’approche et dit :

– Bonjour !

– Vous…vous parlez français ?

– Chut, on pourrait nous entendre ! Je viens vous délivrer.

– Mais…

– Venez !

Et ils partirent. A la sortie :

– Bon, il faut que je vous quitte.

– Mais, tu vas te faire punir !

– Je m’éclipserai, j’ai découvert un passage secret qui débouche dans une grotte, à quelques kilomètres de la montagne. Avez-vous une carte ?

– Oui.

– Bon, partez. Adieu !

– Adieu !


5

 

 

Dans la grande grotte :

– Damnation ! [mon dieu, j’étais pas douée pour les gros mots non plus !] Les prisonniers se sont évadés ! Vite, il faut les retrouver avant qu’arrivent les souverains de l’espace. Ah ! Je vais me faire tuer ! Awa min sit mit clochenart ! Sit mit wateit awa sien ! (Rattrapez-les ! Ne les laissez pas s’échapper!) Malheur de malheur! [‘tendez, j’en ai d’autres : « sacrebleu ! fichtre ! »]

Au flanc de la montagne, Helen et Michaël courent, poursuivis par l’armée des Hakwats. Enfin, ils sont semés.

Trois heures plus tard, dans la grande capitale d’Almar, les souverains de l’espace discutent avec Howard.

– Comment ! Les prisonniers se sont évadés ?

– Oui, mais mon armée va vite les retrouver.

– Tu as failli à ta tâche, tu es maudit !

– Non, maître, on… on va les retrouver !

– Ton châtiment sera terrible !

– Mais… maître…

Trop tard. Un des souverains le prend par une tentacule. Howard se débat, supplie. La tentacule sert plus fort. Howard étouffe à moitié. Pour finir, un rayon L (Le rayon L (lumière) fut découvert par Arnold Perlin, en 2229. Quand il se déclenche, tout obstacle lui barrant la route est détruit.) sort des yeux du souverain et l’achève. [hmmm… une bonne scène d’action digne de figurer dans une grosse prod’ américaine, ça !] Un peuple est sauvé. Helen et Michael peuvent continuer leur route.

Ils marchèrent longtemps dans la forêt avant d’aboutir sur une clairière. Un petit torrent la traversait.

– Bon endroit pour un pique-nique !

– Oui, installons-nous ! dit Helen.

Elle s’assit à l’ombre. Mais au bout d’un moment, elle eut l’impression qu’elle s’enfonçait.

En effet, à l’intérieur se produisait un éboulement.

– Michaël, au secours !

– J’arrive, Helen !

Trop tard. Non seulement Helen a disparu, mais Michaël aussi.

Ils se retrouvent tous les deux dans la grotte… des Hakwats ! [ah ben c’était bien la peine de marcher pendant trois heures dans la forêt… O_o]

L’oursonne-servante qui les avait aidés les reconnaît et raconte :

– Après la mort d’Howard, les souverains sont arrivés. Ils ont tout pillé et pris des otages dont mon pauvre mari. Ensuite, ils ont tiré quelques bombes à rayon L. Juste quand vous arriviez, les bombes se sont mises en marche, les piliers ont été désintégrés, ce qui a provoqué un éboulement. Heureusement, il n’y a eu ni mort, ni blessé, [ça, c’est une chance.] vous pouvez repartir tranquilles.

– Non, Les souverains vont sûrement revenir. Je ne veux pas que vous soyez aux mains de ces êtres au cœur de pierre !

– Cœur de pierre ! Mais voilà la solution ! La vie, cœur, mais il fallait y penser plus tôt ! Viens, je t’expliquerai plus tard !

– Mais, et les Hakwats ?

– Bien sûr, j’ai trouvé la solution pour les aider !

– Ah ? Bon !

Michaël la prend par le bras et la tire. [ben autant sa copine est coconne, autant lui, il est un peu…brusque, quand même.]

– Hé !

– Viens donc, il ne faut plus tarder !

– Mais où aller, au fait ?

– A la ville, évidemment !

– D’accord, mais je ne vois pas comment tu vas aider les Hakwats !

Et ils recommencèrent leur route dans la forêt.

Au bout de trois heures d’escalade :

– Ça y est ! La forêt se termine !

– C’est pas trop tôt.

– … Mais il y a encore au moins deux heures de marche !

– Oh non !

Elle s’effondre par terre et pleure :

– On y arrivera jamais !

– Allons, un peu de courage, je plaisantais ! [ah ah ah, très drôle. Non seulement mon héros est nounouille, mais en plus il a un sens de l’humour déplorable.]

– Je n’aime pas beaucoup ton sens de l’humour ! dit-elle en se redressant.

Pendant tout le reste du voyage, ils cherchent à s’éviter entre eux.

– Allons, tu boudes pour une simple plaisanterie !

– Elle n’était pas drôle, cette plaisanterie ! Et puis vraiment, ce n’est pas malin, et grmfgum et grmnf…


6

 

– Ça y est, on est sur le plateau ! Réconcilions-nous.

– D’accord, je te pardonne ! [ça c’est de la réconciliation !] Mais ce plateau a l’air aride et long.

– Pas si long que cela : dans un ou deux kilomètres, on monte encore sur les glaciers et les neiges éternelles, on peut ainsi contourner le pic mais c’est plus long…

– Ça ne fait rien, nous avons tout notre temps !

– Mais tu oublies la fée et les Hakwats !

– Bof, ils peuvent attendre. [ben voyons, c’est vrai quoi, après tout, si tout le monde meurt, c’est pas grave !]

– Tu as raison, et cette histoire vaut bien un baiser !

Michaël et Helen dans ses bras et, oubliant les Hakwats, les souverains et la fée, dans l’univers infini de la Terre en 2930, il l’embrasse tendrement.

Mais ils ont tort, car dès leur départ, les souverains se réunissent et discutent :

– Nous ne tirerons rien de la princesse : elle refuse toujours de parler et les tortures n’ont aucun effet sur elle.

– Mais il y a toujours ces humains : la princesse a réussi à les faire venir malgré mes précautions.

– Et je parie qu’elle a aussi réussi à leurs donner la carte.

– Oui, mais ils n’ont sûrement pas pu la déchiffrer.

– Il faut partir, nous n’avons plus rien à faire sur cette planète.

– Et la pierre ? Et le pouvoir ?

– J’ai une idée, écoutez : nous allons sortir des humains, aller dans nos vaisseau et faire exploser la Terre. [mes méchants sont trèèèèès originaux, non ? comment ça, non ?]

– Et comment comptes-tu faire ?

– Tu te souviens de petit gadget que je t’ai offert lors de notre première attaque sur B.A. x200z ?

– Oui, cela s’appelait b.o.m.b.e a.ato… to… comment déjà ?

– Bombe atomique.

– Ah oui, c’est ça. Mais tu crois que ça sera assez puissant ?

– Bah, avec quelques lasers à retardement, ça ira !

Et pendant que les souverains se mettent au travail, Michaël et Helen se remettent en marche.

– Ça y est, voici le pic de la mort, dit soudain Michaël.

Devant eux se dresse une falaise inquiétante qui se perd dans les nuages.

– Le pic de la mort ? Brrr, ça me fait froid dans le dos !

– Allons, il ne faut pas se fier aux apparences, d’ailleurs il faudra que nous passions la nuit au pied de cette falaise.

Et ils installèrent leur campement là. Pendant qu’Helen faisait le repas, Michaël s’en fut reconnaître les lieux. Au bout de deux bonnes heures, il ne revient pas. Helen commence à s’inquiéter. [deux heures pour visiter le coin ? Il serait temps de t’en inquiéter, ma poule !]

– Où peut-il  bien être ? Je vais l’appeler.

Mettant ses mains en porte-voix, elle cria :

– Michaël !

Mais seul l’écho lui répondit :

– Chaël… chaël… chaël…

Elle renouvela l’opération.

– Michaël, où es-tu ? Répond-moi !

Mais encore l’écho lui répondit :

– Es-tu ?… et-tu ?… es-tu ?… pond-moi !… pond-moi !… pond-moi !…

– Bon, quelque chose a dû arriver, il faut que j’aille à sa recherche.

Mais entre-temps, une nuit sans lune et sans étoile était tombée, et, dans l’obscurité complète, Helen dut y aller à tâtons et d’un pas incertain en s’orientant grâce aux parois de la falaise qu’elle longeait.

Après quelques heures qui lui parurent être des années, Helen s’effondra par terre. Elle voyait bien que c’était inutile. Elle versa quelques larmes, puis transportée de fatigue, elle s’endormit.


7

Quand elle se réveilla, ce fut dans une espèce de dortoir. Il n’y avait pas de lampe mais la salle était toute illuminée. La première chose qu’elle dit fut :

– Vite, il faut que je délivre la fée.

Elle se leva et se dirigea vers la porte quand elle s’arrêta, interloquée et se dit :

– Quelle fée ?

En effet, elle avait complètement perdu la mémoire.

Elle se rassit sur son lit.

Soudain, toutes les femmes qui étaient dans le dortoir se levèrent en même temps, comme si elles avaient reçu un ordre. Seul, Helen ne l’avait pas eu. Elle ne se souvenait plus ni d’où elle venait et que lui était-il arrivé, ni de son mari et de tous ses amis et ennemis. C’est à peine si elle savait qui elle était. [ben, elle est dans son état normal, quoi… non ?] Elle ne se rappelait que d’une lumière blanche qui l’aveuglait et d’une voix qui lui disait :

– Maintenant, tu es sous mes ordres, tu m’appartiens…

Mais elle pensait que ce n’était qu’un cauchemar.

Ensuite, les femmes mirent un uniforme qu’Helen avait aussi au pied du lit : comme aucune des autres femmes ne la remarquait, elle crut plus prudent de les imiter.

Elle regagna les autres femmes dans un immense réfectoire.

Soudain, sa mémoire s’éclaircit et elle reconnut Michaël. Elle se plaça à ses côtés et lui parla tout bas.

– Michaël, Michaël, tu m’entends ?

– Oui, je t’entends.

– Que se passe-t-il ?

– Je ne sais pas.

Mais des gens qui étaient à côté d’eux entendirent tout et parlèrent tout haut avec la voix d’un robot :

M.I.C.H.A.E.L.M.I.C.H.A.E.L.T.U.M’E.N.T.E.N.D.S.O.U.I.J.E.T’E.N.T.E.N.D.S.Q.U.E.S.E.P.A.S.S.E.T.I.L.J.E.N.E.S.A.I.S.P.A.S.

Quelques minutes plus tard, tout le réfectoire s’y mettait. Helen et Michaël fondirent dans la foule et s’enfuirent de cet établissement affreux. Une fois dehors, ils discutèrent.

– Oh ! Que je suis contente de te revoir ! Hier, je suis allée te chercher, je me suis endormie et aujourd’hui, je me suis réveillée là dedans, en ayant perdu la mémoire ! Je me rappelais seulement d’une voix blanche et d’une lumière aveuglante.

– Mais… tu l’as retrouvée !

– Mais oui ! Mais… comment ?

– Je vais tout t’expliquer : voilà, ce bâtiment, c’est une école de rééducation, cela sert à faire perdre la mémoire des gens et à leur éduquer les lois des souverains de l’espace. Seulement, leur méthode ne marche qu’à moitié : ils ne perdent pas la mémoire. C’est pourquoi ils les prennent très tôt. Pour les étrangers hommes, cela ne marche pas et pour les étrangers femmes, cela ne fonctionne qu’à moitié : elles ne rentrent pas en trans. Ce que je ne comprends pas, c’est que tu aies retrouvé ta mémoire.

– Bah ! Tant mieux. Mais comment as-tu su tout cela ?

– Hier, j’ai vu ce bâtiment, j’y suis entré et j’ai espionné.

– Et la voix et la lumière ?

– C’est leur système d’entrée en trans. En fait, ce n’était pas une voix que tu entendais. Leur système est simple : la lumière envoie des micro-ondes que le cerveau traduit. [mais bien sûr…]

– Ah ! Je comprends tout ! Mais qui sont-ils ces « leurs » ?

– Les souverains et leurs alliés, voyons !

– Oui, mais alors, il faut aider ceux qui sont encore dans le bâtiment !

– Nous ne pouvons plus rien pour eux tant que la pierre n’est pas reconstituée, par contre, si nous détruisons les souverains, ils seront délivrés.

– Alors, qu’attends-tu pour y aller ? Non mais !

–Ah la la les femmes ! [t’as bien raison… *soupir*] Je ne peux pas savoir où aller, et en plus c’est toi qui a le message.

– Mais non, je ne l’ai pas, normalement il est dans ton sac en Xers !

Michaël fouille dans son sac et en sors diverses choses.

– Non, je n’ai pas le message mais je te réserve une surprise !

– Attends, j’ai vu quelque chose bouger dans les fourrés !

– Bah, sûrement une petite bête, laisse-la tranquille.

– Chut !

Elle s’avance doucement vers le buisson et saute dessus. [houlà… le soleil lui a un peu trop tapé dessus, je crois…]

– Ça y est, je l’ai !

Mais quand elle rouvrit ses mains, elle vit qu’il n’y avait rien. Seul un morceau de papier déchiqueté traînant sur une pierre.

– Le plan !

– Il est en morceau, mais j’arrive quand même à le déchiffrer.

– Oui, mais le plan ? [ben, t’es sourde ou quoi ? O__O]

– Ne t’inquiètes pas, j’ai tout prévu !

Il fouille encore dans le sac et, au bout de quelques minutes, brandit un bout de papier.

– J’ai fait une copie !

– Oh, Michaël, tu es génial !

Et elle l’embrasse.

– Oh, ça va, ça va ! Bon, regardons le plan… nous sommes là.

– Mais nous avons déjà contourné la falaise ?

– Apparemment oui.

– Bon. Alors il faut aller tout droit !

– Non, en allant tous droit, tu arrives au point de départ : tu as l’impression d’aller tout droit mais tu tournes en rond. Avant, on appelait ça une illusion d’optique.

– Stupéfiant. [mon dieu, elle ne sait même pas ce que c’est qu’une illusion d’optique… mais qu’elle est bête !] Donc, on va dans quelle direction ?

– A gauche.

Et ils se remirent en marche.


8

Au bout d’une journée sans histoire, ils furent en vue d’Almar.

– Oh ! C’est superbe !

– Oui !

Dans la nuit, la ville émettait une lumière radioactive produite par une barrière de protection qui entourait celle-ci. [c’est vrai, après tout, la radioactivité, qu’est-ce que c’est beau ! ><] Un dernier rayon de soleil parcourait le ciel étoilé et l’illuminait d’une couleur orange. C’était une nuit de pleine lune. On distinguait déjà la grande ourse, mais, au cours des années une étoile s’était éteinte. Par contre, une autre était née, plus brillante que les autres : K.L.X 203z, habitée par les hommes-feu.

Tout autour de la ville, des plaines se prolongeaient dans l’infini.

Bref, c’était superbe.

Helen resta bouche bée. Mais Michaël se ressaisit :

– Aller, vient, on n’a pas le temps de s’émerveiller !

– Qui s’émerveillait ? s’écria-elle, allez, vite, allons-y.

– Ah, on a bien raison de dire que les femmes ont un mauvais caractère !

Ils avancèrent jusqu’à la muraille et s’arrêtèrent.

– Il faudrait trouver un moyen pour entrer !

– Ne t’inquiète pas, j’ai un plan : tu vois la porte là-bas ? Ils ont installé deux gardes pour plus de précaution.

– Oui, oui, je vois ce que tu veux dire ! [ah bon ? parce que moi, pas du tout.]

– Alors, allons-y !

Helen se plaça un peu plus loin et hurla :

– A l’aide, au secours !

Les deux gardes, interloqués, allèrent voir : Michaël attendit ce moment et, les gardes ayant laissé la porte ouverte, il se faufila dans la ville. Helen vint le rejoindre après s’être enfuie à l’arrivée des gardes. [bah dis donc, elle laisse à désirer la protection de la ville…]

– Bon, nous sommes dans la ville. Maintenant, il faut aller au palais.

– C’est maintenant qu’il faut sortir le message !

– Oui, d’ailleurs, je l’ai recopié ! C’était trop illisible !

– Génial ! J’espère que tu ne l’as pas reperdu !

– Non, ne t’inquiètes pas, il est dans la poche.

Michaël fouille son sac et, affolé, s’écrit soudain :

– Je ne l’ai plus ! [oh my god… mais qui c’est qui m’a foutu des héros pareils ?]

– Mais enfin, qu’en as-tu fait ?

– Je me souviens ! Tu te rappelles quand nous avons fait escale à რსფშჳჵხ (Skadon-Parlakow) [euh… non, nous, on s’en souvient pas… O_o] : J’avais laissé mon sac à dos dans la chambre d’hôtel et en descendant, un affreux nain bossu qui descendait aussi m’a bousculé. Il avait un sac dans la main et il me semblait que c’était le mien. Après, quand je suis remonté, je l’ai rencontré qui descendait encore mais sans sac.

– Alors il aurait pris le sac et fouillé dedans ! Comment allons-nous faire maintenant. C’est stupide. Tu te laisses voler aussi facilement !

– Écoute, Helen, retournons au village.

– Enfin, Michaël, c’est au moins à 300 000 000 km ! En plus, tu as re [re re re] perdu la carte.

Mais Michaël ne l’écoute déjà plus. En effet, il regarde fixement un nain bossu, affreux qui se faufile dans la foule.

– C’est lui !

Le nain a brusquement saisi le sac d’une jeune dame et disparaît agilement dans la foule. Michaël se précipite, bascule deux vieux marins, s’engouffre dans la marée humaine, il court maintenant, il entend derrière lui les cris, les plaintes, les grondements, il s’engage dans une ruelle, tourne à droite, à gauche, et s’arrête brusquement. Le voici dans une sombre impasse bordée de maisons délabrée. La lueur blafarde d’une lanterne éclaire le pavé et dessine des ombres inquiétantes. Des cris, des pleurs étouffés – des éclats de rire qui proviennent d’un proche tripot – Mais le nain a disparu, Helen aussi. Michaël est seul dans une ruelle inconnue, d’une ville inconnue, d’un pays inconnu, d’un monde inconnu, d’un univers inconnu. [comme vous avez pu le constater, ce passage n’est pas de moi… c’est ma sœur, qui a quelques années de plus que moi, qui l’a rédigé à l’époque, en le teintant toutefois d’une légère ironie… on se demande pourquoi… ^^’]

 


9

Soudain, il entend un bruit de pas derrière lui…

Mais cette fois-ci, Michaël essaie d’agir intelligemment [ah oui ? un éclair soudain d’intelligence ?] : il ne se retourne pas, fait comme s’il n’avait pas entendu. Les pas se rapprochent. Au dernier moment, il fait un bond de côté et passe derrière la créature. Cela s’est passé tellement vite qu’il n’a pas eu le temps de voir la créature. Il se retourne :

– Ouf, ce n’est que toi, Helen !

Il s’avance et veut l’embrasser. Mais Helen le repousse violemment et dit d’une voix métallique :

– Je.Ne.Suis.Pas.Helen.

Et elle pousse un ricanement affreux.

Michaël prend peur et veut s’enfuir. Trop tard. Il s’est encore une fois laissé prendre comme un enfant.

Bientôt, arrive d’autres personnes, toutes semblables à Helen. Michaël croit devenir fou, il ne sait plus qui est la véritable Helen. Pris dans ce cauchemar interminable, il manque de s’évanouir, mais s’enfuit à toute jambe. Maintenant il est sûr d’une chose, Helen s’est fait enlever et il est seul pour combattre ces monstres robots. Il se rend compte qu’autour de lui tous ces robots prennent la forme des hommes à leur simple contact. Comment pourra-t-il retrouver Helen au milieu de ces sosies ?

Tout en réfléchissant à cela, Michaël se remit en route, sûr de les avoir semés. Au bout d’un moment, il arriva au palais. Et, horreur ! Des milliers d’Helen entraient et  sortaient du palais. Quel cauchemar !

 

Un cauchemar en effet, car le lendemain matin, Michaël se réveilla sur un matelas dans une petite salle d’un blanc aveuglant sans porte et sans fenêtre. Il voulut s’appuyer au mur mais il s’aperçut qu’on  pouvait passer à travers. La deuxième salle était pareille, ainsi que les autres salles qu’il traversait. Seul, la dixième salle était plus grande. A l’intérieur, il y avait une grande table et, comble de surprise ! Helen et la fée ! [oh my ! quel retournement !] Cette fée était une âme tranparente et limpide, légèrement bleutée.

– Helen ! Mais que s’est-il passé ?

– Viens, je te présente la fée. Elle va tout t’expliquer.

Tout à coup, une voix surgit de nulle part :

– Avances-toi, Michaël. Je suis la fée.

Et elle raconte :

– en 2836, grâce à moi, vous disparaissez. A temps. Quelques années après votre disparition, la terre est, cette fois-ci, complètement détruite par une bombe atomique. Mais beaucoup de gens sont sauvés et séjournent dans des abris spéciaux. Jusqu’à ce que j’arrive. Je détruis la face de la terre et la reconstruis. Des arbres, des fleurs, de la glace, des montagnes… tout. Les gens revivent. Hélas. Les souverains de l’espace arrivent. Ils pillent tout. C’est le désastre. Leur esprit, leur cœur est une pierre. C’est leur vie. Elle se casse en deux. Ils enterrent une partie, gardent l’autre. Je la leur vole. Mais ils m’attrapent. Je suis prisonnière. Je fais d’abord venir Howard. Sans résultat. Puis vous. Je pense que vous réussirez. Courage !

– Et le message ?

– Je vous fais sortir d’ici. C’est tout. C’est votre mission. Courage !

Et une porte se forme par magie.

– Quelle sortie choisissez-vous ? Le mur ou la porte ?

Helen et Michaël répondent en même temps :

– La porte !

– Le mur !

– C’est Michaël qui a bien répondu. En effet, la porte amène au paradis, alors que le mur en enfer. [ah bon.] Et toi Helen, ta demande sera exaucée en temps voulu. Seule une chose te sauvera. Partez. Courage !


10

 

Helen et Michaël traversent le mur [après avoir choisi la porte ? ils sont stupides ?!], derrière, ils discutent :

– Qu’est-ce qui t’as pris de répondre le mur ? Tu sais bien qu’un scientifique a dis qu’on va en enfer par un mur et au paradis par une porte ! [waouh, ça c’est de la science ! et il a prouvé ça comment, le soi-disant scientifique ?]

– Oui, je sais, mais que veux-tu ? Je ne me rappelais plus. [naaan, sans blague ? avec ton cerveau de pois chiche ?]

– Bon, pour le moment, il faut retrouver le message !

– Je sais où il est ! Dans le bureau des souverains, je l’ai vu !

– D’accord, mais comment y aller, tu sais où c’est ?

– Oui, tiens, viens, essayons de s’infiltrer.

Ils se faufilent dans des couloirs, en essayant de passer inaperçus. Ils arrivèrent devant un mur blanc.

– Nous y voilà. Derrière, il y a le bureau. Passons à travers.

– Chut ! Ecoute : on entend toute la conversation !

En effet, les souverains discutent :

– Alors, tu l’as retrouvée, ta bombe atomique ?

– Non, je ne sais pas où elle est. Mais le nain m’a retrouvé le plan.

– Où est-il ?

– Dans la salle de torture : il ne m’a amené que l’exemplaire illisible.

Helen et Michaël se regardèrent.

– Mais, alors… dirent-ils ensemble.

Michaël fouille prestement dans son sac. Eh oui, le deuxième message est bien là, sous une tonne de choses, et la carte recopiée avec. [mais qu’ils sont bêtes ! mais qu’ils sont bêtes ! *sigh*]

– Ah bravo ! Tu nous as entraîné dans cette histoire pour un rien !

– Chut ! Tu vas alerter les gardes !

Trop tard, l’alarme retentit, l’alerte est donnée. [mais qu’elle est bête, mais qu’elle est bête ! *re-sigh*]

– Fuyons !

Ils s’enfuirent hors du Palais et se filèrent dans la ville. Certains d’avoir semés les garde, ils s’arrêtèrent. Michaël regarda le plan.

– Nous sommes là.

– Sors le message, vite !

– « Trois pas vers l’est », mais à partir de où ?

– Ben, du Palais, sûrement !

– Attends, donnes-moi ce message.

Helen la donne à Michaël et celui-ci récite :

– « Trois pas DU NORD vers l’est ». C’est bien ce qui me semblait : « DU NORD » a été effacé. (A Helen) Le Pas du Nord, ma chère, est la distance moyenne entre chaque étoile en partant de la dite « du Nord » et vu de la terre. [euh… bien sûr, oui.]

– Alors là, chapeau ! Je ne te savais pas si savant.

– N’oublions pas que j’ai fait mes études à la Big University de Strentland, l’une des plus grandes écoles scientifiques de France. [ouh ! et modeste, en plus !] Mais revenons à nos moutons. Si j’ose dire. En partant de l’étoile du nord, nous devons aller vers l’est.

– Nous trouvons alors YGX 224z. Quelle est la distance entre ces deux étoiles vu de la terre ?

– Exactement 3 cm 5 mm. Nous devons avancer de 3 cm 5 mm.

– Oui, mais en se plaçant sous l’Etoile du Nord, c’est-à-dire au centre de la ville. [comme par hasard…]

–Ah oui ! sur la Grande Place, celle qui est inscrite sur la carte.

– Mais nous y sommes !

– Ah ? Tiens, oui. Et juste sur la dalle du centre. [mon Dieu, c’est fou toutes ces coïncidences !]

– Alors avançons. Nous arrivons à YFX 225z. Entre YGX 224z et YF 225z, il y a…

– 5 cm.

Ils firent ainsi les 3 Pas du Nord et arrivèrent sur une dalle plus grande que les autres. Michaël essaya de la soulever mais elle était clouée au sol.

– C’est incroyable ! s’exclama Helen, qu’est-il marqué d’autre sur le message ?

– « Otto michi awa ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Soudain un sinistre cortège fit irruption sur la place. Helen enleva son chapeau et se signa.

– Signe-toi ! chuchota-t-elle à Michaël.

– Quoi ?

– Fais un signe de croix : c’est une cérémonie funéraire.

Le cortège disparut dans une petite ruelle et la fée apparut :

– tu as accompli ce qui pouvait te racheter : en te signant, l’âme entachée du mort a été purifiée. Tu es sauvée, courage !


11

 

 

Helen et Michaël s’embrassèrent. Oui, Helen était bel et bien délivrée de son fatal destin. Elle se rappelait encore du jour où elle avait répondu bêtement « le mur » [euh… c’était ya une demi-heure à tout casser. cette fille a le cerveau d’un poulpe.]

– Bon, où en étions-nous ? intervient soudain Michaël.

– Hein ?

– Rien, laisse tomber.  [qu’est-ce que je disais ?] A mon avis, la phrase est une formule magique, il faut que je la prononce.

– Non, non ! Je veux le faire.

 

 

Et voilà, c’est ainsi que se finit cette histoire… eh oui, désolée, je n’ai jamais continué !

Bon, pour ceux qui veulent, je peux résumer la fin, vu la teneur de cette histoire, ça va être facile : alors, ils récitent la formule, trouvent la pierre, la détruisent, les souverains sont vaincus, ils s’en vont  et la fée est délivrée. Original, non ? Mais attendez, ce n’est pas tout. Alors que tout est bien dans le meilleur des mondes, Helen et Michaël visitent tranquillement le palais en compagnie de la fée. Helen, qui est vraiment trop conne dans son genre, s’arrête devant un bouton rouge. « Tiens, c’est quoi ce bouton ? Et si j’appuyais pour voir ? » demande-t-elle innocemment. « Naonnnnnn ! » crient simultanément Michaël et la fée. Mais c’est trop tard. Manque de bol, le bouton rouge était le déclencheur de la bombe atomique que les souverains ont malencontreusement laissée derrière eux. « Cette fois, je demande le divorce… » murmure Michaël avant de rendre l’âme…

 

FIN

Cet article a été posté dans Le Placard, oeuvres de jeunesse. Ajoutez le lien permanent à vos favoris.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *