Bon, une semaine de passée. Ce serait quand même bien que j’en parle, non ? Je vous préviens, ça risque d’être décousu…


Le boulot, d’abord. Évidemment. Ben, ça va. Il y a des moments cools, et des moments moins cools. Des moments où j’ai réussi à m’en sortir toute seule et où je suis fière d’annoncer à l’éditeur que tout se passe bien, que j’ai fini ça, et puis ça, et que ça est en cours. Et des moments où il me signale une erreur d’un ton froid, et où mon coeur s’emplit de honte parce que j’ai l’impression de n’être pas à la hauteur. Heureusement, les premiers moments sont beaucoup plus nombreux que les seconds.
J’ai commencé par le moins réjouissant : factures, secrétariat, gestion de comptes, envoi des colis… J’avais l’impression de ne faire que ça. Et puis mercredi matin, mon patron, l’éditeur, m’a mis mon premier dossier entre les mains ; plus de 400 pages de texte sur la pêche à étudier et décortiquer pour le faire rentrer dans une collection de guides pratiques d’une centaine de page – dont 50 % d’images. À 11h je recevais le dossier, à 14h j’avais rendez-vous avec l’auteur pour en discuter avec lui. Entre les deux, je devais connaître le projet sur le bout des doigts. Un baptême du feu ? C’est pas peu de le dire. Mais, au final, baptême réussi : À la fin de la journée, non seulement j’avais une vue globale du projet, de ce qu’il convenait de faire, de ne pas faire, les choses à enlever, à remanier, la façon dont les deux ouvrages se présenteraient (oui, parce qu’au final, il y en aura deux), etc. ; non seulement l’auteur, pourtant habitué à l’ancienne assistante d’édition, m’avait complétement adoptée ; mais en plus je suis repartie avec l’envie d’aller jusqu’au bout, des idées plein la tête, et cette excitation à l’idée que ça y était, je faisais enfin le métier de mes rêves. Crevant, mais grisant.
Ensuite, il y a la voiture. Pour le moment, ça ne me dérange pas. Sauf que la quasi totalité de mon salaire va passer là-dedans et que ça fait chier quand même… Mais conduire, en soi, c’est plutôt sympa, ça me met la pêche avant de démarrer la journée et ça me permet de décompresser au retour. Il n’y a personne sur la route, je chante à tue-tête par-dessus la musique montée à fond, je m’amuse à calculer sur quelle chanson je vais tomber en arrivant au péage, et puis il y a ce petit frisson à chaque fois que j’emprunte le pont de Normandie, cette merveille d’architecture, ce dragon d’or et de saphir qui surgit dans la nuit (comme Zorro). La lutte contre le vent et la pluie, la fierté d’avoir remporté la bataille, la joie de pouvoir allumer les pleins phares quand j’arrive sur l’A29, complétement désert…. 1h15, finalement, c’est vite passé ! Je ne dirai peut-être plus ça dans six mois…
Enfin, hier, il y a eu Sèvres, et les 4ème rencontres de l’imaginaire. J’ai pu annoncer à tout le monde que je travaillais enfin dans l’édition ! Yohan, Olivier, Xavier, Célia, Audrey, Frédérique… Ils sont tous au courant maintenant. Le soir, au resto, j’ai parlé « boulot » avec Frédérique, qui fait le même métier. Du haut de ses quatre ans de carrière, elle m’a donné de précieux conseils. Dommage qu’Isabelle n’ait pas été avec nous. À trois, nous aurions pu discuter code typographique, relation avec les auteurs et les graphistes, BAT, rétro-planning, lancement d’ouvrage, diffusion, etc.
Célia et Audrey étaient ravies pour moi. Je leur ai dit que je ne comptais pas laisser tomber le site Mnémos, parce que ça me plaît beaucoup trop, et Audrey m’a félicité sur ma façon d’écrire. Ça m’a fait plaisir. Qui sait, peut-être qu’un jour, j’aurai l’occasion de travailler à nouveau aux côtés de l’une d’entre elles…
Ça y est, ma carrière a enfin démarré, et je compte voir et faire le maximum de choses ! Avant de diriger ma propre collection, peut-être ? ^-^

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