19h15 – 205179 signes (j’ai honte)

(écoute la BO d’Arizona Dream)
Reviendue depuis deux jours, désolée pour cette attente… 🙂
Bilan de ces mini-vacances au fin fond de la Bretagne ? De la pluie, des balades, une maison qui n’a pas changé, une présence en moins, une grand-mère admirable de force et de volonté, une horloge arrêtée et des membres de la famille morlaisienne que je découvre soudain.

Tiens, je vais vous parler de l’horloge. Parce que c’est bizarre quand même. Elle est arrêtée depuis Noël, et impossible de la remettre en marche. Vous savez, c’est l’une de ces grosses horloges sur pied, avec un balancier et les heures et demi-heures qui sonnent toute la nuit! Mes oncles et mon père se sont succédés pour tenter de la remonter, en vain. Apparemment, quelque chose est cassé dans le mécanisme. Depuis Noël. Un esprit normal n’y voit là rien de particulier, mais une rêveuse comme moi ne peut s’empêcher de laisser son esprit partir à la dérive. Et si… ? Et si cet arrêt n’était pas un hasard ? Et si elle avait cessé de fonctionné durant la nuit de Noël, à l’heure même où son propriétaire, celui qui l’avait acheté et qui la bichonnait, c’est à dire mon grand-père, s’est éteint ? Quelle idée délicieusement poétique, vous ne trouvez pas ? Bon, d’accord, retour à la réalité.
Hier, j’ai bossé durement. Objectif : retravailler ce maudit texte, « Zuliette et la Cloche Magique », qui a été retenu pour la deuxième anthologie du club Présences d’Esprits. J’y ai passé une bonne dizaine d’heure, toute la journée et la soirée, avec quelques pauses pour manger, regarder Naruto ou encore poster le texte dans la section privée « bêta-lecture » du FUWS pour recueillir quelques avis. Et là, paf, aux alentours de 23h, il s’est produit quelque chose d’incroyable. Hallucinant. Impensable.
J’y suis arrivée ! Je l’ai achevé ! Là, vous me contemplez en vous frappant le front… Mais… Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça fait. Ce que je veux dire, c’est que je suis enfin arrivée à ce que mon texte aille exactement là où je voulais qu’il aille ! Au mot près. A la virgule près. A mes yeux, il est enfin… parfait. Je sais, ça peut paraître présomptueux de dire ça. Aucun texte n’est parfait… Mais pour moi, ça représente énormément. Moi qui doute tout le temps, tous les jours, de moi, de mon écriture, de mes capacités. Pour la première fois, j’ai cessé de douter. Je suis sûre de moi, sûre de mon texte. J’ai envie de l’envoyer à tous les éditeurs de la terre et de leur dire : « Voyez ce que je peux produire ! Ce texte, c’est moi, c’est ce que je suis capable de faire, c’est ce que je sais écrire ! »
Oui, ce texte, c’est moi. Je me fiche de ce qu’on pourra me dire ensuite, je me fiche que l’anthologiste me dise de rectifier ceci, ou cela… Dès cet instant, quand on me demandera d’en changer une virgule, un mot, il ne sera plus moi, il ne sera plus ce que je voulais qu’il soit. Mais je suis prête à ça, parce que les concessions, c’est aussi un aspect du travail d’écriture.
Voilà, c’est tout. Merci à Lali pour ses quelques commentaires qui m’ont permis de mettre le doigt sur mes dernières erreurs et d’ôter enfin mes doutes.
Et puis merci à vous tous, mes lecteurs, mes encourageurs, parce que, oui, c’est comme si je venais de m’auto-attribuer un oscar, et vous pouvez pas savoir c’que c’est jouissif ! Merci, merci, et encore merci, en particulier à moi, moi et encore moi pour ce si beau texte. Promis, demain, je retrouve mon humilité. ^^
Bon, évidemment, ce jour aurait pu être encore plus beau si j’avais retrouvé aujourd’hui ces bottes sublissimes, absolument parfaites, repérées dans un magasin il y a dix jours, soldées à 20 % et que j’avais hésité à acheter faute d’argent, mal m’en prit, mais bah… On ne peut pas tout avoir.
Et puis, franchement, j’échangerais mille fois toute ma garde-robe contre un moment comme celui-là.

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