69 324 signes

Oui, j’ai décidé à partir d’aujourd’hui de compter le nombre de signes de mon roman. Ca permet de visualiser ma progression, en sachant qu’un « roman » commence vers les 200 000 signes à peu près. Depuis hier, j’ai écris deux pages. Ca ne semble pas énorme, mais pour moi c’est beaucoup. Surtout qu’hier j’ai fait une fausse manip et que tout un paragraphe a été perdu. J’ai tout de même réussi à le réécrire de mémoire, mais c’est rageant.

69 324 signes, donc. Soit 33 pages et le chapitre 3 qui touche à sa fin. Je suis en train d’écrire une scène « charnière » et je me dis que c’est peut-être un peu trop tôt. Parce que j’essaie d’être fidèle au « schéma » décrit par Syd Field, qui découle des constantes de Propp. En gros, un roman se découpe en trois partie : une première qui expose les personnages et les lieux, suivie d’un premier « plot point » où le personnage est confronté à quelque chose qui va changer le cours de l’histoire. La deuxième partie suit le développement qui en découle, avec, au milieu du roman un « point de non-retour », marquée par une scène forte, durant laquelle le héros ne peut plus faire marche arrière. L’action et le suspens montent alors en crescendo jusqu’à la fin du deuxième tiers, où un second « plot point », la scène majeure de résolution, intervient. Puis, le souffle redescend doucement durant le dernier tiers, jusqu’à la fin du roman.
Oui, j’aimerais vraiment suivre ce schéma, parce que sans lui, le lecteur a beaucoup plus de mal à accrocher à l’histoire; ses repères sont inconsciemment chamboulés. Ca peut paraître bête, mais c’est le cas. J’ai tenté dans mon scénario de le respecter, mais le problème, c’est que au fur et à mesure que j’écris, je m’éloigne de plus en plus de ce scénario. Ca va peut-être me poser problème plus tard, mais tant pis. De toute façon, ce scénario est beaucoup trop complexe et confus, et je m’efforce de recentrer et d’alléger l’histoire. Seulement, voilà : à force de tout bouleverser, je crois que je suis en train d’écrire mon premier « plot point ». Et j’ai peur que ce ne soit trop tôt… ça voudrait dire que théoriquement j’en serais déjà au tiers du roman ; or j’ai encore une foultitude de choses à écrire.
Bah, tant pis, on verra bien… de toute façon, je sais qu’une fois l’écriture finie, je vais encore devoir me retrousser les manches pour remodeler le roman et faire qu’il ressemble à quelque chose de présentable pour un éditeur. En prévention de cela, je modifie au fur et à mesure mon scénario pour qu’il colle à ce que je suis en train d’écrire. C’est laborieux, mais absolument nécessaire ; comme ça, une fois le roman écrit, je disposerai d’un résumé précis et complet qui me permettra d’englober en un rien de temps l’histoire et ses ramifications.
Pfiou, encore heureux que je n’écrive pas une trilogie…


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