Dimanche 04/11/18 – Un détour par Hobbiton

Notre randonnée prévue sur le Mont Tarawera ayant une fois de plus été annulée à cause du vent violent, pour de bon cette fois (crotte de bique !), nous reprenons la route, en espérant voir des choses en chemin. Après de nombreuses tergiversations, je me laisse aller à demander à voir Mata-Mata, la ville emblématique à côté de laquelle a été construite Hobbiton. Nous faisons donc un détour pour entrer dans la ville. Là, petit arrêt au centre d’information, construite à l’image d’une maison de hobbit, puis nous prenons la route du « Hobbiton movie set », à 5 km de là.

Nous voilà déjà dans la Comté !

Ça n’est pas très bien indiqué au début, mais une fois passé Mata-Mata, de gros panneaux nous guident jusqu’à un immense parking, avec une boutique, un café, et des départs par navette vers le lieu de tournage, bien évidemment stratégiquement planqué derrière la colline. Il y a un monde de dingue sur place, des hordes de touristes qui attendent leur tour pour grimper dans la navette… Mais vu le prix d’entrée (90$, soit une soixantaine d’euros), nous passerons notre tour.

Hoooo…

Il y a du monde !

Je prends quand même quelques photos du coin, et là que Richard découvre la grosse mauvaise nouvelle du voyage : son appareil photo est inutilisable, une grande barre lumineuse s’invitant sur chaque photo. Ne reste donc plus que mon petit téléphone portable pour les souvenirs… Je me console dans la boutique, en achetant un beau livre photo sur la Nouvelle-Zélande, sous le prisme de la Terre du Milieu. J’hésite un peu avec un très beau, mais très gros livre édité par Weta workshop sur les effets spéciaux des films… mais il est décidément beaucoup trop lourd pour être embarqué dans la valise (rétrospectivement, j’ai bien fait, les valises étaient assez chargées comme ça…).

La valse des cars qui arrivent et repartent de Hobbiton…

Et nous on prend notre café dans de mignons petits gobelets !

Après un café, nous repartons pour Auckland. Nous nous arrêtons à Ngaruawahia pour manger. Après avoir repris le volant à Hobbiton, je le repasse à Richard. Le repas a été simple : sandwich pour Richard et fritures pour moi (qu’est-ce que je disais sur les Néo-zélandais et la friture ?), et deux gâteaux en dessert. Puis, retour sur la motorway (l’une des premières que nous voyons), pour se diriger vers les plages de sable noir à l’ouest d’Auckland. Je m’emberlificote un peu avec le GPS et après avoir pris une route scénique qui grimpe dans la montagne pour redescendre sur la côte, nous atterrissons à une plage un peu au hasard. Richard s’inquiète un peu de l’essence, mais a priori nous pourrons faire le plein assez rapidement au retour.

C’est donc à Piha que nous arrivons, l’une des plages les plus fréquentées (mais, non, ce n’est pas celle de La Leçon de Piano). Elle est magnifique, avec, en plein milieu, un rocher sacré qui s’élève comme un lion fasse à la mer, d’où son nom : The Lion Rock. En hiver, les Maoris venaient s’y réfugier contre les envahisseurs, et il est difficile de s’imaginer comment ils pouvaient vivre sur ce bout de terre escarpée, à la merci des éléments.

Le rocher au lion, face à la mer.

D’ailleurs, aujourd’hui, le temps est beau, mais il y a toujours un vent terrible qui emporte le sable noir et le renvoie contre notre visage. Après avoir conquis le sommet du Lion Rock (ou presque), nous redescendons pour marcher pieds nus dans le sable, le long des vagues rugissantes de la mer de Tasmanie.

En haut du rocher.

Mais la mer est retorse : alors que nous pensions avoir les mollets au sec, une vague plus avide que les autres nous inonde jusqu’aux genoux ! Trempés pour trempés, nous poussons un peu le long d’une falaise de terre volcanique, noire et craquelée. La forme des craquelures évoque d’ailleurs une tête de mort…

La falaise craquelée…

Et la plage (qui ne semble pas si noire sur cette photo) et ses scories.

Cependant, dès que nous passons de l’autre côté de la falaise, c’est le sable soulevé par le vent qui nous cingle les chevilles, comme autant d’aiguilles acérées. Il n’est plus possible d’avancer, nous rebroussons donc chemin. Le temps d’admirer une dernière fois cette plage noire piquetée de rochers volcaniques et de scories fichées à jamais dans la terre, et nous retournons à la voiture pour gagner notre hôtel.

Nous avons un peu peur en entrant sur la rocade, parce qu’elle semble bien bouchée, mais ouf ! ce n’est « que » un accident (pas un truc grave rassurez-vous, je ne suis pas cynique à ce point-là !), et nous arrivons dans les temps à l’hôtel, un charmant manoir victorien situé dans le quartier de Ponsonby, un quartier « branché » d’Auckland. On aperçoit d’ailleurs, entre deux maisons, sa skyline, et la skytower si caractéristique.

La skyline d’Auckland, de nuit.

Pour aller manger, nous n’avons pas long à faire : en effet, il existe dans notre rue une quantité de restaurants recommandés dans le Futé ! Notre choix se porte sur un restaurant de cuisine fusion asiatique, situé juste en face de la porte de notre hôtel. Il n’y a qu’à traverser la rue ! Nous sommes accueillis par une serveuse indienne très gentille, qui nous conseille certains plats sur la carte. C’est très très épicé, mais très bon ! Du crabe et des beignets de calamars en entrée, puis un plat de poulet curry pour deux avec du riz blanc, le tout arrosé d’abord de deux cocktails un peu relevés, puis de deux autres plus doux, recommandés par la serveuse (on peut se lâcher, puisque notre chambre est juste en face !). En dessert, Richard prend une tarte aux pommes, et moi un sundae au caramel beurre salé. On sort repus et fatigués. Demain, nous irons à la découverte d’Auckland !


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