Vendredi 02/11/18 – Hot !

Cette nuit, le vent a soufflé très fort, si fort qu’après avoir regardé à la télévision le début de The Day After Tomorow, j’ai rêvé de voitures qui s’envolaient… Mais du coup, même si le vent souffle toujours et que la salle de bain s’est transformée en banquise, la journée est plutôt ensoleillée quand on se lève. Nous mangeons le petit déjeuner apporté dans notre chambre, puis départ pour Taupo et Rotorua. Au revoir le Mordor ! On prend quelques photos d’adieu sur la route, les montagnes sont superbes, scintillantes sous la neige tombée la veille…

On change d’ambiance par rapport à la veille…

Mais le vent souffle très fort !

Nous arrivons bien vite aux abords du lac Taupo, et de la ville du même nom. Comme promis, nous prenons en photo le livre Moi, Parasite, écrit par le sieur… Taupo (alias Pierre Kerner, qui se trouve être le frère et beau-frère des voisins d’atelier de mon collègue Jérôme à Rouen… le monde est petit !).

Un Taupo au bord du lac Taupo…

Le temps est superbe, le vent a chassé tous les nuages et le lac miroite sous le soleil. Nous le longeons quelques temps en voiture, avec quelques arrêts photo ici et là pour changer d’angle, avant d’arriver à la ville. Sur la plage qui borde Taupo, nous croisons deux cygnes noirs pas sauvages pour deux sous.

Le cygne majestueux (et habitué aux touristes)

L’un me donne même l’une de ses plumes noires, que je conserve précieusement ! Cependant, j’apprends dans l’intervalle une mauvaise nouvelle : à cause de prévisions météorologiques mauvaises, notre excursion sur le Mont Tawarera, prévue le lendemain, est annulée. On nous propose de la reporter au dimanche. Nous acceptons. Ça nous fera une demi-journée de plus sur Rotorua.

Puis nous filons aux Huka Falls, paraît-il l’un des lieux les plus remarquables de Nouvelle-Zélande. Il y a un monde fou là-bas. Effectivement, c’est superbe, mais trop de monde, beaucoup beaucoup trop de monde ! On se rend à un point de vue un peu en retrait pour être plus tranquilles, mais on fuit assez vite pour se rendre aux « Craters of the moon », une zone d’activité géothermique.

Une petite vue des Huka Falls, tout de même.

L’entrée est payante, contrairement à la petite zone dans laquelle nous nous sommes promenés la veille, mais elle reste abordable, et il y a tout de suite beaucoup moins de monde qu’aux chutes ! Nous entrons dans un vaste cratère lui-même couvert de cratères, dans lesquels d’autres petits cratères se sont formés à leur tour… Contrairement à la veille, les cratères sont presque tous asséchés, à part quelques « mud pot » qui bouillonnent. Seules de nombreuses fumeroles qui s’échappent de la végétation et jouent avec la lumière du soleil attestent de la chaleur sous nos pieds.

Attention, ça fume !

Ça fume même de partout.

Et là, ça siffle même comme une cocotte-minute !

En sortant, nous décidons de pique-niquer dans une zone d’ombre tranquille à proximité de l’entrée du site. Le temps s’y prête mieux que la veille ! Après ça, nous repartons en direction d’Orakei Korako, « la vallée cachée », un autre lieu géothermique, dont l’entrée nous a été réservée par Once upon a Trip. Pour y accéder, nous bifurquons sur petite route qui mène au bord d’un lac scintillant, où nagent des canards noirs (après un petit tour sur wikipedia, j’apprends que ça devait être des fuligules de Nouvelle-Zélande). Sur la rive en face de nous, une étonnante coulée, qui ressemble à de la lave blanchie mais qui se trouve être de la silice.

Voilà à quoi ça ressemble de loin…

Notre traversée étant déjà payée, nous échangeons notre voucher contre des billets et grimpons dans le bateau à moteur, conduit par un Maori (qui nous dit bonjour en maori – Kia Ora !) qui va nous emmener de l’autre côté. À peine descendus sur l’embarcadère, nous découvrons un autre monde. La silice n’est pas blanche en réalité mais verte, rose, bleue, grise, et l’eau s’épanche sur elle en continu, laissant des fumeroles qui disparaissent aussitôt dans l’atmosphère. La coulée grimpe et forme une première et vaste terrasse dans laquelle des trous d’eau fumante bouillonnent par intervalle, puis après une autre butée de silice, une autre terrasse, encore plus vaste, se dévoile, et ainsi de suite…

Et voilà ce que c’était de près !

Il fait de plus en plus chaud, et avec les vapeurs d’eau brûlante, nous avons vite l’impression d’évoluer dans un sauna en plein air ! Heureusement, l’ombre des arbres qui poussent autour des terrasses et une brise bienvenue viennent alternativement nous rafraîchir. Le chemin nous amène jusqu’à un geyser qui se met à bouillonner et à envoyer plusieurs jets d’eau qui ruissèlent ensuite le long d’une coulée de silice rose, puis nous nous approchons de plusieurs marmites, dont l’une qui a paraît-il la forme de l’Afrique (mais il faut avoir quand même un peu d’imagination), et une autre, appelée « la gorge du diable », crache de grosses fumerolles et bloblote en permanence.

La coulée rose…

Et la gorge du diable ! (D’ailleurs, il rigole à sa fenêtre, là, à gauche…)

Nous montons encore, pour découvrir la terrasse supérieure, immense, dans laquelle des dizaines de trous bouillonnent à différents degrés. Alors qu’on arrive au point de vue (évidemment, il est interdit de marcher sur la terrasse, la silice pouvant être très fragile par endroits), l’un des trous se met à jaillir et à déborder, et l’eau s’écoule dans une autre marmite en contrebas. La terrasse est surnommée « la palette de l’artiste », et on comprend vite pourquoi : les tons se mélangent au gré des marmites, allant du blanc au vert, en passant par l’ocre, le rose, le bleu…

Ça bloblote, ça bloblote…

Et de loin, sous le soleil…

Encore une autre grimpette, pour découvrir une immense cavité, camouflée derrière les terrasses, au fond de laquelle gît une eau turquoise, qui est aussi une source chaude. C’est une caverne sacrée pour les Maoris. Il s’y trouve même deux monuments en l’honneur de maoris tombés durant les deux guerres mondiales.

Ruatapu Cave, et au fond, de l’eau brûlante et acide…

Puis on redescend de l’autre côté, dans une cuvette couverte de végétation fumante. Au milieu, des « mud pool » bloblotent à différents degrés de viscosité. Retour vers les terrasses via un chemin sous les fougères. Ça fume de partout autour de nous, la forêt entière semble en éruption !

Les mud pool aussi bloblotent un peu, mais moins.

Et ça fume, ça fume !

Une dernière vision pour la route.

Nous repartons satisfaits au bout d’une heure et demi de promenade. Il faisait très chaud, mais ça valait le coup ! Après avoir repris le bateau, on se pose dans la boutique pour se prendre une glace « Kapiti » et une ginger beer qu’on déguste face au lac scintillant. Puis, nous reprenons la route, direction Rotorua, célèbre pour son activité géothermique (encore). Nous arrivons à notre hôtel vers 17h, accueillis par une jeune hôtesse asiatique qui nous explique plein de choses sur ce qu’il y a à voir et à faire à Rotorua ! Elle nous montre aussi notre accès privé au spa et à la hot pool de l’hôtel. Ici, apparemment, tous les hôtels ont des piscines chauffées et des spas privatifs… l’avantage d’être dans un endroit où l’eau chaude sort directement de la terre !

Après nous être détendus un moment dans la chambre, qui se révèle immense, avec une petite terrasse extérieure abritée, une cuisine et une salle de bain gigantesque, nous partons vers le centre-ville, en passant par un parc qui est lui aussi thermal (et en faisant un détour par le chemin devant l’hôpital parce qu’on a loupé l’entrée du parc). Dans ledit parc, rebelote : fumeroles, eau qui bouillonne, marmites… ça doit être la routine pour les habitants, mais moi, ça m’émerveille toujours autant !

Nan mais ce serait pas classe d’avoir ça en bas de sa rue ?

Genre, c’est une bonne raison pour faire sa star !

Après avoir fait le tour du parc (et vu des pukekos !), nous partons en quête d’un restaurant. Comme on est vendredi soir, la rue des restaurants est bondée, et il est difficile de trouver un endroit libre ! Nous finissons au Pig & Whistle Historic Pub, l’un des plus vieux établissements de Rotorua, ancienne prison des années 40. La déco est originale, et la nourriture succulente ! Un burger au mouton pour Richard, du boeuf frit pour moi (oui, ils aiment bien frire tout et n’importe quoi ici). En boisson, nous prenons deux bières « Chomp » à la pression.

Il fait nuit quand nous rentrons, et je commence à avoir froid dans ma petite robe d’été que j’avais sortie pour la soirée. Du coup, une fois rentrés à l’hôtel, nous nous précipitons au spa ! L’eau, à 41°C, donne en plus une sensation de douceur incroyable, malgré son odeur soufrée (qu’on sent d’ailleurs dans toute la ville). À 10h du soir, on se relaxe une vingtaine de minutes dedans, puis, dodo !

 

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1 commentaire

marie hélène · 18 mars 2019 à 10 h 00 min

Je fumes, tu fumes, ils fument et ma foi ça donne super envie.

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