J’avoue que, par rapport aux années précédentes, mon impression est un peu plus mitigée qu’autrefois. Disons que je me pose des questions sur ce que m’apporte, au final, ce genre d’événement. Des rencontres ? Sans doute, mais ma timidité naturelle prend en général le dessus, et il est manifeste que je me sens beaucoup trop bête pour participer à la moindre conversation. Si seulement j’étais dotée d’une intelligence un peu plus vive, si seulement je savais, à l’instar d’Irène, de François, d’Olivier, rebondir sur les sujets abordés, y apporter mon grain de sel, faire valoir mon avis, posséder des opinions tranchées sur le sujet ! Hélas, au lieu de ça, je ne sais qu’acquiesçer et, si par hasard on me demande mon avis (ce qui n’arrive jamais, tant j’apparais transparente dans ce genre d’occasion), je ne peux que répondre que je n’en connais pas assez sur le sujet pour m’exprimer.
Bref, j’aurais beau faire tout ce que je peux, en société je resterai toujours une huître. Oui, j’aime bien la comparaison. Je suis une huître, fermée, toute molle à l’intérieur, silencieuse. En cela, je ne peux pas vraiment espérer me faire remarquer lors d’un événement comme les Utopiales, où tous les grands pontes du milieu de la SF et de l’édition se réunissent chaque année.
Malgré ça, pas mal d’impressions positives tout de même. J’ai revu Isabelle, avec qui j’ai pu discuter édition. Elle m’a parlée de son nouveau job d’assistante d’édition chez Bragelonne, m’a demandée pourquoi je ne m’étais pas mieux vendue pour prendre la place d’Audrey aux éditions Mnémos. Je lui ai parlé de mes craintes, de mes doutes. J’espère de tout coeur qu’elle s’épanouira dans son nouveau boulot.
J’ai revu Irène, avec qui c’est toujours un plaisir de discuter, et dont j’apprécie beaucoup la prose, et puis Charline, qui a illustré l’une de mes nouvelles dans l’anthologie Esprits Mutants, nouvelle génération, à paraître bientôt, et dont l’univers m’enchante littéralement, et puis Sophie, alias Gemme, très sympa également. Ça, c’était sur le stand PdE. Ensuite, dans le festival, comme d’habitude, j’ai pu faire un petit coucou à Xavier Mauméjean, à Johan Heliot (qui ont tous deux remporté le Grand Prix de l’Imaginaire pour Bloodsilver, paru chez Mnémos !), à Christophe Lambert (venu nous rendre visite sur le stand en compagnie d’Erik Lhomme), à Jérôme Noirez (j’en profite pour faire un peu de pub pour son site, que j’adore), et enfin à Célia, avec qui j’ai discuté un peu « boulot » concernant le futur du site Mnémos et le remplaçant d’Audrey.
Échangé trois mots également avec Mélanie Fazi, et avec Louise Marley (auteur fort sympathique de la Musique de verre chez Mnémos) qui m’a complimenté sur mon anglais !!! (ceci vaut au moins trois points d’exclamation). Célia m’a présenté Michel Robert, l’un de ses auteurs « phare », et j’ai fait semblant de participer (c’est à dire en acquiesçant sans rien dire) à une conversation avec François (qui arrive à discuter avec tout le monde, lui) et Didier Graffet.
Ça fait beaucoup d’hyperliens, tout ça…
Bon, au final, les vraies rencontres ont été peu nombreuses. J’ai tout de même récolté quelques dédicaces qui me tenaient à coeur (retenons celle d’Alain Damasio sur La Horde du contrevent, de Jérôme Noirez sur L’Encyclopédie des fantômes et des fantasmes et de Christophe Lambert sur Zoulou Kingdom), et puis j’en garde quelques bons moments malgré tout.
J’espère sincérement être amenée un jour à travailler « pour de vrai » avec quelques unes de ces personnes.
Peut-être ai-je manqué ma chance, cet été.

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