18h23 – 130459 signes

(écoute Emiliana Torrini – Fingertips)
Bon, ça y est, je suis à peu près retournée là où j’en étais, du moins en matière de signes. Parce que finalement, telle que je suis partie, je ne vais terminer la première partie qu’à la fin de mon chapitre 6, c’est à dire aux alentours des 65 pages. Bon, en même temps, là, pour être un point culminant, c’est un point culminant. Au menu : une tentative de meurtre, une grande révélation, un presque départ et un baiser. Si ça, c’est pas du point culminant ! Le problème, c’est qu’en ce moment, je ne suis pas du tout contente de moi stylistiquement parlant. Du coup, j’ai pas trop envie d’avancer… Allez, je vais essayer de remanier tout ça ce week-end !

Sinon, je tenais à vous faire part d’une conversation téléphonique « type » avec ma mère. En gros, lors de son dernier appel, ça donnait ça :
— Alors, quoi de neuf au Havre ?
— Bah rien… ah si, isy (enfin, j’ai pas dit isy, hein, j’ai dit son vrai nom) est parti en Guyane.
— Ah bon, donc t’es toute seule ? Qu’est-ce que tu fais de tes journées ?
— Euh… j’écris.
— Tu écris… et c’est tout ? Tu t’ennuies pas trop ?
— Ben, je fais du ménage aussi.
— Et tu sors de temps en temps ?
— Euh… oui, un peu. Je vais chercher du pain…
— Mais t’as pas d’amis que tu pourrais voir ?
— Bah non.
— Comment ça se fait que t’aies pas d’amis au Havre ? Depuis le temps…
— Bah je sais pas. C’est comme ça, c’est tout.
— Ah là là, mais qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ? Tu sais qu’on s’inquiète pour toi ! Tu t’es renseignée au moins pour les concours administratifs ?
— Euh… j’vais l’faire.
— Tu vas le faire, tu vas le faire… à chaque fois que je téléphone, tu dis toujours la même chose !
— Oui, oui, je sais…
— Tu as 25 ans, bientôt 26, il va falloir que tu te trouves un boulot, quand même !
— Oui oui…
— Ça ne va pas durer comme ça éternellement, tu sais…
— Oui oui…
— …
— …
— Bon, ben j’vais te laisser. Allez, au revoir !
— Au revoir.
Bon, j’ai un peu condensé, mais le pire, c’est qu’elle a raison. Et que je ne peux pas lui en vouloir d’avoir raison. C’est vrai que je passe mes journées enfermée. C’est vrai que je n’ai pas d’amis au Havre, à peine des connaissances (et toujours via les collègues d’isy) avec qui je n’échangerais pas trois mots si je les rencontrais dans la rue, et ce n’est que trop vrai qu’il devient urgent que je fasse quelque chose de ma vie.
Tout à l’heure je suis sortie et j’ai regardé les méduses dans le bassin.
Ya des jours où je me dis qu’être une méduse, ça doit pas être mal, en fait…

Catégories : Blog

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