Vers Chambon-la-Forêt
et retour
du 21 juillet au 31 août
477,4 km
Jour 1. Le Havre – Crosne : 29,5 km
mardi 21 juillet 2026
Nous partons en train depuis Le Havre pour rejoindre Paris. Départ 10h10, arrivée à Paris Saint-Lazare à 12h25. Il y a du monde, mais nous avons réservé et nos places et les places pour nos vélos. Arrivée à l’heure à Saint Lazare. Il faut ensuite se faufiler dans la circulation parisienne, avec les vélos chargés. On s’arrête à la première boulangerie qu’on croise, un Paul, pour prendre deux sandwichs. Puis c’est la grande traversée : la Madeleine, les Tuileries, le Louvre, le Palais de Justice… On s’arrête au bord des quais pour manger nos sandwichs, c’est le premier coin à peu près sympa qu’on trouve. Ainsi, on peut voir défiler les touristes en bateau-mouche tout en mangeant.
Nous repartons, toujours en longeant la Seine. Petit arrêt photo au « jardin des sculptures », en face du jardin des plantes, au bord de l’eau. Peu après avoir passé la BNF, on quitte les coins à touristes et les bords de Seine sont plus calme. La piste nous mène sur des zones industrielles, avec beaucoup de travaux (notamment pour le prolongement du tram) : Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine… Malgré tout, nous roulons sur une piste sécurisée, à l’ombre, le long de la Seine… que demande le peuple ? Certes le paysage sur notre droite n’est pas toujours jouasse, mais ça reste le bord de Seine. On s’arrête d’ailleurs pour bouquiner un peu au niveau de l’écluse d’Alfortville, dans un coin ombragé sympa. On y admire deux péniches qui passent l’écluse, dans un sens et dans l’autre.
C’est reparti : peu à peu les bords de Seine s’embourgeoisent, de plus en plus de belles maisons font leur apparition, ainsi que des péniches habitées sur la Seine. Nous arrivons sur Choisy-le-Roi et Villeneuve-le-Roi. Enfin, il va falloir passer sur l’autre rive : fini la piste sympa le long de la Seine, on s’engage sur la route pour traverser le pont, puis sur le trottoir, le long de la N6. Pas question d’essayer de se mettre entre les voitures et les camions ! On reste sagement au pas sur le trottoir, en laissant la priorité aux piétons et en traversant sur les passages piéton, avant d’entrer dans la ville de Montgeron. La trace vélo nous fait prendre un chemin dans les bois et traverser une charmante rivière (l’Yerre) avant d’arriver dans Crosne. Nous croisons aussi des chevaux.
Enfin, nous trouvons notre chambre d’hôte à 16h45, pile à temps pour s’installer tranquillement dans la petite maisonnette très cosy, avant de profiter du spa, que nous avons privatisé pour 2h ! 2h de détente dans la piscine à remous, dans le sauna, le hammam et sur les chaises longues au soleil avec un bouquin. Nous sortons à l’état de légumes.
On trouve quand même la force d’aller en centre du village pour prendre à emporter dans un japonais. Nous mangeons à l’ombre des arbres, face à notre maisonnette.
Jour 2. Crosnes – Champmoteux : 62 km
Mercredi 22 juillet 2026
Après un bon petit déjeuner au soleil, on dit au-revoir à Jazz, l’adorable beagle venue nous saluer (et quémander à manger), et à notre hôtesse. On repasse Crosnes, la petite rivière dans les bois, très agréable de bon matin, Montgéron, puis on entre dans le forêt de Sénart, encore plus agréable ! Nous roulons à l’ombre, la route est belle, droite, bitumée et sans personne (et surtout sans voitures). Le paradis !
Mais bientôt il faut quitter la route pour rejoindre des chemins en stabilisé. On roule un peu moins vite, mais ça va, on roule quand même, et les chemins n’ont pas connu de pluie depuis longtemps, je n’ai à craindre pour mes pneus que la poussière et un éventuel caillou perfide, mais tout va bien.
Enfin, nous rejoignons la Seine à nouveau, ainsi que l’eurovélo 3 (la Scandibérique) qui va de Norvège en Espagne. Bon, qui dit véloroute ne dit pas forcément voie verte, mais en général, ça fait passer par des petites routes pas trop passante (sauf quand tu es sur la Seine à vélo, côté Le Havre ou Oissel, par exemple). Nous restons sur cette véloroute un moment, et on aperçoit des bouts de la Seine par moment.
Passage rapide dans Corbeil-Essonne, où on s’arrête pour admirer l’église et l’Essonne, puis, juste avant Le Coudray-Montceaux, nous croisons deux voyageurs à vélo qui montent dans un ascenseur pour traverser la Seine vers Morsang-sur-Seine. Nous nous arrêtons un moment pour admirer l’écluse, et les péniches qui passent, dont une avec un toutou que nous saluons tandis qu’il aboie à notre adresse.
Quelques mètres plus loin, nous quittons la Seine (et l’eurovélo) pour grimper vers Le Coudray-Montceaux, en passant sous la voie ferrée. On traverse des « suburbs » aux belles maisons bien proprettes. Dans le village, on trouve une supérette où j’achète de quoi manger (des boîtes de thon à la tomate, faute de trouver des tartinables végé), puis on prend du pain et deux desserts dans une boulangerie à proximité. Nous roulons ensuite en traversant d’autres banlieues proprettes et d’autres villages sympa, jusque Mennecy, dans le grand parc duquel on s’arrête pour manger nos provisions. La halte est bienvenue, avec de l’ombre comme il faut. De villages en villages, on arrive bientôt dans les marais de l’Essonne, traversés de canaux et de cabanes au bord de l’eau. Un petit chemin zigzague entre les étangs, ce n’est pas très pratique pour mon vélo (je suis le plus souvent à pied), mais c’est très pittoresque et vraiment très joli.
Nous arrivons à Beaulne, puis à la Ferté-Alais. Retour sur les petites routes, de villages en villages. Nous faisons une petite pause à Boutigny-sur-Essonne, puis une autre à Maisse pour acheter une bouteille pour le soir. La route commence à être difficile, entre les champs, en plein soleil. C’est le commencement de la Beauce ! Nous grimpons sur un plateau pour rouler au milieu des champs. L’avantage, c’est qu’on ne croise personne.
Enfin, nous arrivons en vue de Champmoteux, et à notre chambre d’hôte, « La Bulle des champs ». Ce soir, on dort dans une cabane très mignonne, au milieu de plein d’animaux : poules, coq, poussins, lapins, chonchons… et il y a une piscine ! Nous profitons de la soirée en admirant les animaux, avant de déguster notre panier-repas avec une bonne bouteille !
Jour 3. Champmoteux – Chambon-la-Forêt : 51,6 km
Jeudi 23 juillet 2026
Ce matin, ce n’est pas un toutou qui vient réclamer à manger, mais un coq, une poulette rousse et un lapinou ! Nous partons vers 10h, quittant à regret tous les petits animaux mignons. Le vent s’est levé, ça paraît d’abord agréable de rouler au milieu des champs avec un vent frais, mais il est de face, et ça devient vite très difficile. Heureusement, on redescend dans la vallée de l’Essonne. Dans la descente, nous nous arrêtons à Malesherbes pour y acheter un tartinable (végé cette fois-ci), du fromage et des biscuits du coin. Il nous manque juste le pain pour ce midi ! Nous arrivons dans le parc du Gâtinais. C’est très joli : à notre droite, l’Essonne serpente paresseusement, et sur notre gauche, un chaos de roches escarpées nous surplombe, impressionnant.
Toujours dans la vallée, nous traversons plusieurs village, en quête d’une boulangerie. Arrivés à un petit étang, nous nous arrêtons pour grignoter une barre de céréales. Riri demande à deux gendarmes où trouver une boulangerie, mais ils sont incapables de nous renseigner (« on est du 45 et par là c’est le 77 houlà on ne connaît pas monsieur »). On continue notre route jusque Boulancourt, un « village » de caractère avec une entrée de château en guise de porte. Le village est joli, avec son église au clocher torsadé, mais malgré son nom, pas de boulangerie.
Il commence à être tard… On pousse jusqu’au village d’à côté, Augerville-la-Rivière. En bord d’Essonne, il y a un chouette coin pique-nique. On se dit qu’on va tenter d’entrer dans le village, demander s’il y a une boulangerie et au pire, grignoter des chips et le fromage dans le parc, tant pis pour le tartinable. Finalement, une gentille dame nous indique une épicerie qui vend des baguettes ! Hourra ! Hop, après avoir pris une baguette, deux thés glacés bien frais, on retourne au bord de la rivière pour pique-niquer tranquillement, à l’ombre.
Après cette pause bienvenue, on redémarre. Il faut grimper à nouveau pour retourner entre les champs de blé et de tournesols, après avoir longé une vaste carrière de calcaire, qu’on ne fait que deviner derrière les barrières. Il n’y a pas d’ombres et le soleil tape fort. Encore un aperçu de la Beauce… En plus, cette fois, il y a pas mal de voitures sur les petites routes, qui nous doublent vite. Au loin, se devinent soudain les tours d’un château. C’est celui d’Yèvre-le-Châtel, et on décide de dévier de l’itinéraire pour aller le voir, malgré la grande descente qu’il faudra remonter en sens inverse. Ça en vaut la peine : le village et le château sont mignons comme tout.
En plus, il y a un office de tourisme ouvert : on y reste un moment pour prendre de la documentation sur le coin (le grand Pithiverais, dont fait partie Chambon-la-Forêt), acheter des bières locales et une bouteille de vin pour le soir, et deux limonades fraîches pour se récompenser de la journée. La fille de l’office nous dit qu’elle va bientôt aller à Saint-Adresse pour ses vacances. Le monde est petit ! On se pose à l’ombre, face au château, pour déguster des limonades et finir les biscuits. Une pause bienvenue, avant de retrouver le soleil qui tape au milieu des champs. Heureusement, Chambon n’est plus très loin. On voit d’ailleurs la forêt qui nous appelle au loin, alors qu’on transpire sous les 34° C au soleil.
Enfin, nous voilà à l’entrée de Chambon-la-Forêt ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons dans le domaine de Parenthèses. On trouve, au bout d’un chemin de terre, notre tiny house, la « Icare » décorée par Boulet.
On s’installe dans cette charmante petite maison, bien plus spacieuse qu’il n’y paraît ! Notre panier pique-nique du soir est déjà là, parfait ! Après un tour du domaine à pied (où on découvre un curieux autel au bout du chemin de notre tiny house… pour des sacrifices humains ?), une bonne douche chaude, on se détend à l’ombre des arbres (quel plaisir !) en dégustant nos deux bières. Et le soir, le panier pique-nique végé est succulent et très copieux ! Parfait après une longue journée de vélo.
Jour 4. Chambon-la-Forêt : 24,5 km
Vendredi 24 juillet 2026
Ce matin, c’est grasse mat’. On profite de la vue de notre tiny house et de sa grande baie vitrée, puis du petit déj’ apporté, comme la veille, devant notre porte.
Il est très copieux, on garde du pain pour plus tard. Dans le milieu de matinée, on se décide à aller à pied jusqu’au centre du village, situé à un peu plus d’1km. À l’aller, on passe le long de la route, où un chemin piéton permet de circuler en sécurité, mais c’est en plein soleil, juste à côté des voitures qui roulent vite, et c’est un peu éprouvant. Au village, on prend quelques photos de l’église, du lavoir et du château de la Luzerne avant de nous diriger vers le bar pour boire un petit café.
On passe ensuite à la boulangerie pour prendre deux pâtisseries pour le dessert du midi. Pour le retour, on décide de passer par un chemin qui s’écarte de la route et passe dans les champs, puis à côté d’un étang avant de s’enfoncer dans la forêt. C’est plus long, mais tout de suite plus agréable ! Le midi, on mange les restes : pain, houmous, tartinable au cresson, fromage de chèvre… et nos deux pâtisseries en dessert (j’ai pris un pithivier, c’est succulent !). Nous redécollons vers 14h avec pour objectif d’aller en vélo voir le belvédère des Caillettes, en dessous de Nibelle, qui offre un panorama incomparable sur la forêt d’Orléans. Ça commence mal : alors que ça devrait être rapide, on choisit un chemin plus direct mais très caillouteux, et la progression est difficile avec mon vélo. Puis, ça empire : les cailloux sont remplacés par du sable, et je suis carrément obligée de continuer à pied, mes petits pneus dérapent trop dans le sable. Ajoutons à cela que même si on est au milieu de la forêt, il y a peu d’arbres autour du chemin et le soleil tape fort.
On passe quand même l’étang à Madame et on trouve enfin une route bitumée, qui fait un détour, mais tant pis. On n’a fait que 6km en 1h ! Sur ce chemin, on entend soudain un gros bruit d’avion. On lève les yeux : un gros avion militaire nous surplombe vraiment de très, très près ! Curieux, mais on se dit qu’il y a peut-être une base militaire à côté… On continue notre route, jusqu’à arriver à une départementale. Encore un gros bruit, encore un avion au-dessus de nous, un gros avion de transport militaire, dont on voit tous les détails tellement il est près, vraiment curieux… ok. On traverse la départementale pour continuer notre route dans la forêt, le belvédère n’est vraiment plus très loin. Mais quelques mètres plus loin, on voit un garde de l’ONF qui vient vers nous. On s’arrête, peut-être qu’on n’a pas le droit d’être sur cette route ? Mais nous, pas de contravention, il nous explique cependant d’un air navré que depuis une trentaine de minutes il y a des essais de largage d’eau sur la forêt, par des avions militaires, en vue d’aller ensuite en renfort en Gironde. Du coup, tout le secteur est bloqué, dont le belvédère, occupé par les militaires et les pompiers. Il y en a encore pour une bonne heure… Le garde râle un peu, les militaires ne les ont pas prévenus, ce sont les pompiers qui n’ont alerté même pas 2h avant. Il nous propose un autre itinéraire, histoire de patienter d’ici à ce que le belvédère soit à nouveau accessible, mais l’après-midi est déjà bien avancée et on n’a pas envie de rentrer trop tard. On fait donc demi-tour, mais en choisissant un itinéraire un peu moins galère pour le retour. Le chemin en stabilisé est beaucoup plus praticable, et à peu près à l’ombre : on va beaucoup plus vite ! Bientôt, nous voilà au « carrefour des 8 routes ». En face, on devine un drôle de bâtiment. On va voir : il s’agit de « l’institut de physique du globe de Paris », qui étudie le magnétisme de la terre. On est fascinés ! Sur le coup, on se demande ce que les chercheurs étudient là-dedans… En tout cas ils ont un beau domaine. En repartant, on croise la route d’un renard qui transporte une petite proie dans sa gueule.
Ensuite, la route devient bien plus agréable, bitumée, à l’ombre : on fonce ! Nous arrivons assez vite à Chambon-la-Forêt où on s’arrête à la supérette pour acheter de la limonade. Puis, retour à la tiny house, détente avec un verre de limonade, des biscuits, une bonne douche, et ce soir, on sort au restaurant à proximité de Parenthèse ! Deux plats de poissons (puisque bon, dans ces restaurants, l’option végé n’existe pas…), un verre de vin blanc, très bon ! En plus l’apéritif nous est offert quand on dit qu’on vient de chez Parenthèses.
Jour 5. Chambon-la-Forêt : 38,4 km
Samedi 25 juillet 2026
On prend encore une fois notre temps ce matin. En milieu de matinée, on se prépare quand même pour la sortie vélo prévue aujourd’hui : aller jusqu’au canal d’Orléans, au sud. On part par la route du retour d’hier, qu’on sait rapide et agréable. Et effectivement, sous l’ombre des arbres, c’est parfait ! On repasse du côté de l’observation, et cette fois, dans le même secteur, c’est un chevreuil qui croise notre route. On continue sur des petites routes forestières en stabilisé, pour sortir de la forêt et rejoindre une toute petite route de campagne. Un oratoire en bord de route, qui dissimule une source sacrée, mérite quelques photos.
On arrive finalement assez tôt à Vitry-aux-Loges, au bord du canal. Quelques photos du canal et du grand château qui le borde, puis on contourne l’église pour tenter d’apercevoir un autre château, qui est bien caché, lui.
Nous décidons de manger chez un petit traiteur dans la rue principale, qui propose quelques plats sur place. Il y a plein de choix végé, c’est bon et pas cher ! Une salade de boulgour pour moi, des lasagnes aux épinards pour Riri, et en dessert une délicieuse glace (et non sorbet) au citron. Bon, le repas est un peu perturbé par une mégère (accompagnée d’une autre personne beaucoup moins désagréable) qui ne cesse de râler pour tout et rien (notamment parce que le serveur l’a fait bouger de la table de 6 où elle s’était installée sans ménagement pour une table de 4, puis parce que j’ai toussé et que j’étais « bruyante »). Nous repartons ensuite par le canal, le long duquel a été aménagé une voie verte qui va jusque Montargis. Là encore, la route est vraiment agréable sous les arbres et le long de l’eau.
On quitte la voie verte à Combreux, où un magnifique château entouré d’eau nous en met plein les mirettes.
Puis nous rentrons à nouveau dans la forêt, sur la « route des étangs ». Et, en effet, nous croisons quelques étangs, avant d’arriver là où on aurait dû aller la veille : au belvédère des Caillettes. Il y a un peu de monde, et on attend quelques minutes pour pouvoir faire la grimpette tranquillement, sans personne. En haut, une vue imprenable nous attend. En voyant cette étendue verte à perte de vue, je pense immédiatement à la forêt des Carnutes… Nous sommes au cœur d’un vestige de cette forêt !
Nous redescendons finalement pour reprendre les vélos (après une petite pause sur les bancs), vers le nord cette fois. On repasse là où, la veille, le garde de l’ONF nous avait arrêtés. Nous n’étions vraiment pas loin du belvédère ! Plutôt que de refaire la même route que la veille et le matin même, on repart par la départementale pour rejoindre Chambon. C’est passant, il y a moins d’ombre… mais c’est plus rapide et direct de rouler sur le bitume. Nous nous arrêtons au distributeur (la boulangerie est fermée) acheter une baguette pour le soir, puis retour au gîte vers 15h30, parfait pour lézarder sous les arbres. Vers 18h, nous nous dirigeons vers le « bar éphémère » à l’entrée, qui n’ouvre que le samedi soir. Deux mocktails pour se désaltérer, puis deux bières avec une planche végé, parfait pour le dîner !
Jour 6. Chambon-la-forêt : 8 km
Dimanche 26 juillet 2026
Aujourd’hui, c’est relâche ! Riri part faire une rando dans les bois le matin, tandis que je reste à bouquiner. Il y a beaucoup de vents et quelques nuages, ce qui est appréciable ! On déjeune des restes de la veille et l’avant-veille, puis on décide quand même de faire un mini tour à vélo à deux pour aller au bord des étangs non loin. Riri est allé par là ce matin, mais par des chemins que je ne peux pas prendre avec mon vélo. Nous arrivons d’abord à l’étang à Madame, puis nous rejoignons l’étang à Monsieur, à travers les petits chemins dans la forêt.
On revient au bord du premier pour bouquiner. Retour au logis, où notre panier pique-nique du soir nous attends. Une journée à ne rien faire, c’est agréable aussi ! J’en profite pour sortir mon crayon gris et dessiner un peu.
Jour 7. Chambon-la-Forêt – Saclas 54,4 km
Lundi 27 juillet 2026
On repart sur les vélos après un dernier bon petit déj’. On embarque d’ailleurs le reste de pain, ça nous sera utile pour le midi. L’un des chats du domaine, Aura, un beau Maine Coon, vient nous dire au-revoir.
Après un petit bout de forêt, nous revoilà au milieu des champs de la Beauce. Heureusement, il y a quelques nuages, et du vent, mais de face ! On traverse quelques villages, mais globalement le paysage est assez monotone. On passe au-dessus de l’autoroute A19, appelé « éco-autoroute ». On ne voit pas trop en quoi cet autoroute est « éco » (-logique ? -nomique?). Arrivée à Pithivier-le-Vieil, première petite pause en bas du village dans un petit parc traversé par une rivière (l’Oeuf), puis nous bifurquons de l’itinéraire pour voir les anciens thermes romains, puis les temples (où il n’y a pas grand-chose à voir) et enfin le centre du village et son église.
Nous repartons par les petites routes de campagne. Après un bout de route un peu peu passante (où on se fait doubler à toute vitesse), on arrive dans un petit village, Guigneville, où on peut se poser pour le déjeuner, face à l’église. Toujours des restes du panier végé : tartinable, fromage de chèvre, pain et morceau de chocolat pour le dessert. Nous redécollons. Des champs, du soleil, quelques nuages bienvenues, et des petits villages avec quelques curiosités (jolies maisons, ancienne garde, sculptures…). Enfin, nous voilà arrivés à Méréville, dont on voit d’abord le phare, drôle de curiosité à l’entrée du village. Il s’agit en fait d’une tour, la tour Trajane.
Nous descendons ensuite vers la rivière, la Juine, pour nous arrêter au niveau d’un joli lavoir. Nous montons voir le centre du village, ses halles, avant de nous diriger vers les grands jardins du château, avec l’objectif de s’y poser un moment. Pas de bol : ils sont fermés. Nous faisons demi-tour pour retourner au bord du petit lavoir bouquiner un peu.
Puis direction l’Arche de Bagheera, où on a rendez-vous vers 16h pour une visite du refuge. On est accueillis par la propriétaire, très sympa, qui nous fait faire le tour du refuge : lapins, cochons d’Inde, poules, canetons, cochons, perruches… il y a de tout ! On lui parle de notre amour pour les rats et elle nous présente une petite ratounette toute mignonne, née au refuge et qui va bientôt pouvoir être adoptable (spoiler : nous l’avons adoptée, elle et sa mère !). Je craque ensuite pour plein de goodies rats et nous faisons un gros don à l’asso. On repart une heure plus tard, avec plein de photos et l’envie d’adopter de nouveaux rats (ce que nous avons fait).
Enfin, nous arrivons à Saclas où on… se trompe d’abord de maison pour la chambre d’hôte, avant de trouver la bonne, quelques mètres plus loin, située dans un corps de ferme. Le soir, nous voulons aller au seul restaurant du village, une pizzéria, mais elle est fermée pour les vacances. Nous nous rabattons sur le Proxi où on achète une pizza Sodebo (qui sera forcément moins bonne) 4 fromages, et quelques mirabelles pour le dessert. Notre hôtesse nous ayant montré la cuisine, nous y faisons réchauffer notre maigre repas pour le manger en intérieur, l’extérieur étant impraticable à cause de l’arrosage automatique de la pelouse…
Jour 8. Saclas – Maintenon 63,4 km
Mardi 28 juillet 2026
Hier, grosse frayeur avec mon chargeur qui ne voulait plus recharger après que j’aie changé de prise. Heureusement, ce matin, tout va bien, il finit de charger pendant qu’on prend un bon petit déj’ (on commence à être habitués aux croissants, pains au chocolat et pain frais le matin…). Sans doute un coup de chaleur… Nous partons vers 10h, en longeant d’abord la vallée de la Juine, puis par une petite route qui monte et qui descend, nous faisant traverser plusieurs villages. Enfin, nous voilà à nouveau dans la Beauce et ses champs à perte de vue. Il commence à faire très chaud, bien qu’on soit encore le matin.
La descente dans des vallées ombragées est bienvenue. Finalement, la Beauce, ça n’est pas si plat ! Au milieu des champs, l’arrosage automatique des cultures nous procure une douche froide bienvenue. Nous nous arrêtons à Sainville pour acheter en boulangerie de quoi manger ce midi : deux salades végé et des pâtisseries. Puis, on redescend dans une vallée où on se trouve un spot de pique-nique près d’un ancien four à chaux, à Aunay-sous-Aureau. Nous prenons une longue pause, mais il faut bientôt repartir : il reste 30 km.
De retour dans la Beauce… il fait chaud, très chaud. On aperçoit la cathédrale de Chartres, au loin.
En traversant un village j’ai tout à coup un coup de chaud. En même temps, j’ai gardé mon casque noir sur la tête… Je l’enlève au profit d’une petite casquette respirante légère. Ça me servira de leçon : pas de casque par grosse chaleur. Nous nous enfonçons dans le village jusqu’à l’entrée d’un petit château, à l’ombre, près d’une fontaine à pompe où je peux boire et m’arroser tout mon saoul. Nous remplissons les gourdes et je prends un peu de temps pour me remettre. Je case le casque sur mes affaires, coincé par des tendeurs à l’arrière du vélo, et nous repartons. Ça va mieux, mais nous convenons de prendre des pauses beaucoup plus régulières, dès que nous croisons de l’ombre, et de boire aussi souvent que possible. Le problème, c’est que ça me donne envie de faire pipi ! Nous trouvons plusieurs fois des coins ombragés, en bordure de bois dans lesquels je peux me soulager. Heureusement, les villages que nous traversons ne manquent pas de fontaines à pompe, et nous pouvons remplir nos gourdes plusieurs fois. Nous arrivons enfin dans une vallée où nous rejoignons un bout de la Véloscénie (qui va de Paris au Mont-Saint-Michel). Déception : Riri s’attendait à une voie verte mais c’est une voie partagée, et assez passante en plus. On trouve quand même un spot sympa, un vieux lavoir près de la rivière, où se pose une bonne demi-heure.
J’ai encore une effroyable envie de faire pipi et je finis par me soulager contre le lavoir, dans la rivière (désolée les poissons et les grenouilles). Il ne reste que quelques kilomètres jusque Maintenon. On les fait avec peine, le soleil tapant dur. Nous arrivons vers 17h30 dans la ville petit tour pour voir le château (on est assez impressionnés par les grandes arcades de l’entrée de ville, et j’apprends pas la suite qu’il s’agit d’un aqueduc qui devait aller jusque Versailles et n’a jamais été achevé), et on se pose au bord du canal Louis XIV, le temps qu’on puisse rejoindre la chambre d’hôte qui ne peut nous accueillir qu’à partir de 18h.
Enfin, on peut se rafraîchir dans notre chambre, en rez-de-jardin. Il y fait bien frais ! Le soir, nous allons dans un resto marocain, avec salle climatisée, pour un couscous végé et un tajine végé accompagnés d’une bouteille de rosé que nous sifflons comme un rien !
Jour 9. Maintenon – Anet : 51 km
Mercredi 29 juillet 2026
Ok, ce matin on comprend les critiques peu amènes de cette chambre d’hôte (que nous avons pris par défaut parce qu’elle fait accueil vélo – on n’a pas toujours le luxe de choisir) sur le web. Pour le petit déj’, nous avons le droit à deux croissants rassis, un cake au citron pas de la première fraîcheur lui non plus, ainsi qu’à notre hôte un poil envahissant qui nous parle de sa dispute avec sa femme pendant tout le temps du petit déjeuner. Bon, c’est ainsi. Nous essayons de partir assez tôt, histoire de profiter de la fraîcheur du matin (bon, fraîcheur relative, il est 9h30 et il fait déjà pas mal chaud). Nous quittons Maintenon par une petit côte qui nous met en jambe. C’est parti pour suivre à nouveau une rivière, l’Eure cette fois-ci, de villages en villages. On passe d’abord Nogent-le-Roi et son église impressionnante, petit arrêt au grand Carrefour à l’entrée de ville pour acheter des provisions pour le midi.
Nous arrivons ensuite sur une entrée de voie verte. Tout contents, on se dit que ça va être bien plus agréable à partir de maintenant ! On déchante quelques mètres plus loin : la voie verte s’arrête et débouche sur la route. Je suis sûre que le maire est très fier de ses… 300 mètres de voie verte, yeah. En tout cas, nous avons quitté la V40, la Véloscénie, pour nous retrouver sur la V41, la Vallée de l’Eure à vélo. Sans doute que dans d’autres conditions, elle doit être agréable, mais là, sur les routes à voitures, sans aucune ombre, on souffre beaucoup trop de la chaleur. Toutes les zones d’ombre sympa, au bord de l’Eure, sont privées, impossible de se poser quelque part ! Finalement, on décide de partir vers la gauche rejoindre un village pour lequel sont indiqués des commerces et zones de pique-nique. Effectivement, il y a un charmant lavoir au bord de l’eau où on peut se poser. Enfin, de l’ombre ! Il est 11h30 quand on y arrive, on grignote un peu, on s’hydrate.
La chaleur tape vraiment fort. On entre dans le village pour trouver une boulangerie, mais celle-ci est fermée, et celle qui est ouverte se trouve dans le village précédent, nous informe un habitant. Hors de question de faire demi-tout. Riri entre dans le Coccimarket (c’est à lui cette fois de profiter de la clim’ pendant que je garde les vélos) et prend du pain en sachets, de l’eau gazeuse et un paquet de chips. Plutôt que d’avancer sous cette chaleur, on décide de retourner au lavoir et d’y faire notre pause pique-nique. Vu le peu d’aires de pique-nique que nous avons trouvés jusque là, c’est plus sûr. On finit nos tartinables, avec les chips et du comté (qui a chaud), au bord de l’eau, accompagnés par des foulques et poules d’eau et leurs petits.
Le redémarrage, après 13h, est difficile. On repart sur les routes en plein cagnard. Nouvel arrêt le long d’un grand lac, le plan d’eau de Mézières-Ecluzelles. C’est joli, mais même à l’ombre il fait très chaud. On admire quand même une oie du Canada et son petit caneton, avant de repartir, au soleil, toujours.
Nouvel arrêt pour admirer le moulin de Chérisy, en fonction. On avance difficilement, il faut s’arrêter pour boire souvent. Et cette fois-ci, on ne croise pas de villages avec fontaines d’eau potable… On arrive quand même à prendre de l’eau à cimetière. Enfin, nous entrons dans une grande vallée traversée par un aqueduc.
C’est ici qu’est pompée l’eau de Paris. Encore quelques kilomètres et… enfin une vraie voie verte ! On s’engage sur la voie verte de la vallée de l’Eure, qui est bitumée et ombragée. Un bonheur !
Bon, l’ombre n’est pas toujours très épaisse, mais on peut enfin rouler. Ça tombe bien, car on est bientôt à court d’eau. Les quelques derniers kilomètres sont avalés plus facilement. L’après-midi avance et l’air est un chouïa plus frais. On quitte la voie verte pour s’enfoncer dans les villages et rejoindre notre chambre d’hôte. À Anet, on est surpris par la magnifique entrée de château. On apprendra ensuite que c’est celui de Diane de Poitiers, rien que ça ! Après être passés par Louis XIV, nous voici chez Henri II…
Après quelques photos, nous rejoignons notre chambre d’hôte, une charmante maison gérée par une charmante hôtesse, qui nous fera à manger (végé !) pour ce soir. La chambre est luxueuse, la douche très appréciable, et le repas, dehors sous une tonnelle dans un mignon petit jardin plein de sculptures (et avec plusieurs chats), succulent (soupe froide de pois en entrée, tajine végétarien au fenouil en plat, et tarte aux abricots en dessert).
Jour 10. Anet – Louviers : 64,6 km
Jeudi 30 juillet 2026
Ce matin, on se réveille, il pleut ! La nuit a été chaude et compliquée. Oh, bonheur ! On descend prendre un petit déjeuner de luxe, encore, avec yaourt, graines et céréales, salade de fruits frais, fromage frais, omelette, jus d’orange frais… un régal ! Pendant ce temps, l’hôtesse nous raconte l’histoire du château et de Diane de Poitiers, c’est très intéressant ! On déchante en sortant pour équiper les vélos : mon pneu est dégonflé. Hop hop hop, on retourne, on démonte (tout ça sous le petit crachin qui continue de tomber) , Riri enlève la chambre à air pour trouver le coupable… et il se trouve que c’est une ancienne rustine qui a fondu sous l’effet de la chaleur. Fuck. Du coup, changement pour une chambre à air neuve. Enfin, nous pouvons dire au revoir à notre hôtesse et repartir, sous le crachin, mais c’est presque agréable comparé à la chaleur d’hier. Bon, au bout de quelques kilomètres, je m’équipe quand même du pantalon de pluie, en plus de l’imperméable. Après avoir rejoint la voie verte, nous arrivons à Ivry-la-Bataille. Il y a un grand Intermarché en bord de voie verte, j’y prends encore un tartinable et quelques fruits pour ce midi. Puis nous décidons de monter vers l’église pour voir si nous pourrions rejoindre le château. Devant l’église, il y a des arceaux vélos : parfait. Nous y accrochons nos vélos, sécurisons les sacoches, et c’est partie pour grimper vers les ruines du château.
Il n’en reste pas grand-chose, mais l’endroit est très chouette. En plus, entre temps, la pluie s’est arrêtée.
On redescend pour repartir à vélo sur la voie verte le long de l’Eure. On est à l’ombre, il y a des nuages et un petit vent frais, enfin des conditions idéales ! La voie verte s’arrête finalement, mais on continue sur la V41. Vers 12h40, on s’arrête pour manger au bord d’une petite rivière. C’est pas mal, mais il y a pas mal de circulation sur la petite route. En plus, on n’a même pas fait 20 km ce matin, et il reste plus de 60 km aujourd’hui ! On ne traîne pas.
C’est reparti sur des petites routes, parfois un peu plus passantes (le logo « partagez la route avec les cyclistes » n’est pas vraiment respecté, et c’est un euphémisme). On recroise l’Eure à plusieurs reprises, ainsi qu’une ancienne voie de chemin de fer qui ferait une belle voie verte, si elle était aménagée ! Les nuages se dégagent, il commence à faire plus chaud, mais c’est largement plus supportable que la veille. Quelques degrés en moins font la différence…
On croise quelques belles maisons, puis la V41 nous fait bifurquer sur un chemin de terre et de cailloux, au milieu d’un bois. Je crains un peu de crever. On s’arrête à nouveau au bord de l’eau, et petit à petit, la traversée se fait sans heurt. Mais, arrivés sur la route, mon barda à l’arrière se casse la figure. Heureusement, on est sur un tronçon sans voiture. Avec les cahots du chemin, les tendeurs se sont déplacés, l’un des deux s’est pris dans la roue et tout est tombé. Plus de peur que de mal… On désembrouille tout ça et on remet le tout en place. Plus que quelques kilomètres avant d’arriver à Louviers ! Le soleil tape à nouveau pas mal, on passe quelques manoirs et châteaux, dont celui d’Acquigny et de Pinterville.
Quelques bouts de route un peu passante, toujours, puis on passe par des petites routes et des bouts de voie verte pour entrer dans Louviers. On bifurque de la V41 pour rejoindre notre hôtel. La chambre est belle, et il y a une baignoire ! Chouette ! Après une pause, on descend manger dans le restaurant de l’hôtel. Hasard bizarre : le youtubeur Usul est attablé avec un ami juste à côté de nous. À Louviers ? Sérieux ?
Jour 11. Louviers – Elbeuf-Saint-Aubin : 30 km
Vendredi 31 juillet 2026
On prend le petit déj à l’hôtel et départ vers 9h30. On retrouve la V41, le long de l’Eure. Pas mal de joggeurs en ce vendredi matin. La voie verte s’arrête pour laisser place à une route qui traverse plusieurs villages.
On passe sous l’A13, et on dépasse Val-de-Reuil, où on rejoint une autre voie verte et une autre véloroute, « Entre Seine et Eure ». C’est agréable de rouler le long de l’Eure, il y a des nuages et le soleil ne tape pas trop fort. On commence d’ailleurs à apercevoir la Seine, juste derrière l’Eure. Le fleuve et la rivière ne vont pas tarder à se rejoindre.
Enfin, on quitte la V41 pour cette fois-ci nous engager sur la V33, la Seine à vélo. Toujours sur une voie verte en bord de l’eau, cette fois-ci la Seine.
Il ne nous reste plus que quelques kilomètres avant de rejoindre la gare. On entre dans Elbeuf, et on suit l’itinéraire de la Seine à vélo qui fait traverser la Seine. Mais là, on la quitte pour entrer dans Saint-Aubin : on a déjà fait le bout qui suit jusque Rouen, et ce n’était pas forcément le plus agréable. Autant rentrer en train depuis la gare d’Elbeuf-Saint-Aubin, surtout qu’on a envie de rentrer chez nous. À la gare, cependant, nous avons la mauvaise surprise de constater que le train pour Rouen est en retard. Déjà qu’on doit attendre plus d’1h30… Par dessus le marché, il y a une grève de la SNCF, et certains trains Paris-Rouen-Le Havre sont supprimés. Si on loupe notre correspondance à Rouen à 14h, avec seulement 12 min. de battement, on est bons pour patienter des plombes dans la gare… On s’installe sur le quai, on verra bien. Il ne reste qu’à attendre de toute façon. On mange les salade en boîte « de secours » qu’on avait achetées lors d’un précédent voyage et qu’on embarque toujours au cas où, ainsi que les quelques fruits qu’il reste. Finalement, le retard se résorbe, le problème est résolu. Le train arrive et part à l’heure, et arrive 20 min. + tard à Rouen. Il y a un autre cycliste qui fait la même correspondance que nous, mais lui vient de Caen. Enfin, nous voilà dans le second train : Le Havre, nous voilà ! Il y a encore beaucoup de vélos dans le wagon, les nôtres sont dans le sas, et nous restons à côté. Pas grave, comme ça nous descendrons plus vite au Havre.
Arrivée au Havre à 14h48, pour un retour à la maison à 15h, pour retrouver nos deux rattounettes en pleine forme !































































































































































































































































































































































































































































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