La fin de la Loire à vélo : Saumur-Bouaye

Jour 1 – Le Havre-Saumur

19/09/2025

Départ du Havre en car à 10h30. On se pointe en avance pour attacher les vélos à l’arrière du car, comme d’habitude. Direction : Caen. L’arrivée à Caen est un peu tardive, il est midi passé. Cependant notre train part à 12h48, ce qui nous laisse du temps. La gare de Caen est petite, les vélos passent à peine dans l’ascenseur. Le quai est vite affiché. Direction : Le Mans. Le train arrive à quai. C’est un train court, mais il n’y a qu’un autre vélo, un jeune homme qui descend aussi au Mans. Il y a 3 emplacements vélo, on est trois, c’est parfait. Après avoir accroché les vélo, on s’installe dans un carré 4 places et on déballe les sandwichs préparés le matin. C’est parti pour 2h de train.

La descente au Mans est facile, et il y a le temps (9 min d’arrêt). Par contre, il y a du monde sur le quai pour le deuxième train, Le Mans-Angers. Encore un train court, et cette fois, il y a des gens assis sur les strapontins sous les emplacement vélo. On a payé pour les vélos, donc on râle ! Finalement, les gens changent de place, on arrive tant bien que mal à accrocher nos vélos, enlever les sacoches et se trouver deux places assises. Heureusement, nous descendons au terminus, ça fait un stress en moins.

À Angers, la descente est plus facile. Comme il y a un écran sur le quai, on attend de voir sur quel quai sera le prochain train avant daller dans la gare. Après quelques minutes, il est affiché : coup de bol, c’est le même quai, et le même train ! On aurait pu rester dedans… On remonte tranquillement, il n’y a personne. On réaccroche les vélos et on se choisit des places plus proches de ceux-ci. Il reste 35 minutes pour aller à Saumur.

C’est finalement à 17h11 que nous atteignons notre terminus. On connaît déjà un peu la ville pour s’y être arrêtés lors de notre vélotrip le long de la Loire, entre Blois et Saumur. On travers le pont après avoir chargé les vélos, puis l’île, et on grimpe jusqu’au château. Enfin, on fait quelques mètres avant d’arriver à notre chambre d’hôte, non loin du château. Une grande maison ancienne, avec un jardin et une piscine.

La piscine bienvenue

Il fait vraiment une chaleur estivale, et après avoir rangé nos affaires, nous plongeons dans l’eau… enfin, moi je m’y plonge, Riri y trempe juste les genoux, car avec la différence de température elle paraît extrêmement froide. Après un peu de détente, on redescend à pied vers le centre ville, en passant par le château.

Le château de Saumur

Petite bière au Saint Pierre, puis on file vers un resto végétalien repéré sur le téléphone, un peu excentré mais qui a l’air très bien. Le Nuabol est un restaurant carribéen végé. C’est vraiment très bon, avec des saveurs étonnantes. Une adresse à retenir ! On rentre à pied, au clair de lune.

Jour 2 – Saumur-Angers

20/09/2025 – 57,1 km

Le matin, au petit déjeuner, on discute avec les autres hôtes, dont un autre couple de cycliste, qui va aussi à Angers et vient de Grenoble. Il pleuviote mais le temps de s’équiper, la pluie s’arrête. On descend le long de la Loire pour rejoindre l’itinéraire de la Loire à vélo. Premier arrêt photo : un joli canal dans un parc boisé.

Tchou-tchou devant le canal

On longe ensuite la Loire, et on passe par de jolis villages, qui invitent à faire des pauses photos. Les berges, les gabarres, les maisons en tuffeau, les jolies églises… Première halte à Chênehutte, puis un arrêt pipi un peu plus loin, avec une jolie chapelle, puis à Trèves pour voir le vieux château et l’église, puis à Cunault, pour une grande église et un petit château privé. Comme ce sont les journées du patrimoine, tout est ouvert, c’est trop bien !

La Loire.

On arrive enfin à Gennes, où on s’arrête au super U acheter quelques vivres pour le lendemain. On espère ensuite trouver une boulangerie pour acheter de quoi pique-niquer, mais c’est une petite supérette qui nous accroche l’œil. Dedans, on prend une baguette toute fraîche, des tartinables du coin, un morceau de fromage et deux gros cookies fait maison en dessert.

Riri a repéré un spot de pique-nique un peu plus loin, le long de la Loire. On s’y arrête à l’ombre d’un arbre. Il fait beau et chaud !

Vue depuis le spot pique-nique

On fait une pause repas bienvenue, mais au moment de repartir… je m’aperçois que ma roue avant est crevée. Hop, hop, c’est devenu une habitude : roue enlevée, chambre à aire changée, on remet la roue, on regonfle, et c’est reparti !

Un peu plus loin, on recroise nos compagnons de chambre qui font aussi des haltes régulières. Dans un petit village, on repère un joli prieuré. Hop, on s’arrête pour le visiter, l’entrée est libre et gratuite. Il y a de belles salles, la visite est très chouette.

Une salle du prieuré.

Nous repartons sur quelques kilomètres, puis nouvel arrêt à la première guinguette qu’on croise, la Riviera, en face de Saint Mathurin. On prend deux pintes de la bière locale, la Piautre, dont a d’ailleurs acheté deux bouteilles à la boutique du prieuré.

Bon, c’est pas tout ça, mais il reste encore quelques kilomètres avant l’arrivée. On traverse le pont pour longer Saint Mathurin. Les panneaux indiques deux variantes : par l’intérieur ou par les bords de Loire. On va pour prendre les bords de Loire mais je déchante : c’est du gravier tout du long. Pas envie de crever encore une fois, on remonte dès qu’on peut pour prendre la variante par l’intérieur.

On chemine entre les champs, dont des champs de chanvre qu’on prend d’abord pour des champs de cannabis. Surprenant, en plein coeur de la campagne ! On croise aussi un camion de pompiers arrêté et un vélo dans le fossé… Le cœur battant, on passe doucement à côté. Ce n’est peut-être pas si grave, car l’ambulance ne redémarre pas en urgence, mais on a encore en tête l’accident de Richard. Après quelques kilomètres et un passage à côté d’une jolie église entourée de statues, on arrive à une rivière qu’il faut traverse en bac à chaîne.

La jolie église

Je n’en mène pas très large, la rivière est profonde, le bac est petit et nous ne sommes que deux… Je tiens la chaîne pour garder le bac près de la berge pendant que Riri charge les vélos. Ensuite, on grimpe dedans tous les deux et Riri remonte la chaîne pour faire passer le bac de l’autre côté. Sur l’autre rive, une famille est installée pour pique-niquer, et deux petites filles nous aident à accoster et à tenir la chaîne pendant que Riri remonte les vélos sur la terre ferme. Ouf, on est passés ! C’était amusant, mais quand même un peu stressant.

Le fameux bac à chaîne

Le reste du trajet se passe sans incident. On arrive bientôt en vue d’Angers, mais avec le vent de face, qui est très fort, je n’ai presque plus de batterie. On arrive enfin au Kyriad, notre arrêt pour la nuit. Moins glamour que la chambre d’hôte à Saumur, mais on peut se poser. C’est un ancien Campanile converti : ça se reconnaît à la chambre. Il y a même une petite baignoire, parfait !

Leur restaurant est malheureusement fermé, et nous sommes en plein milieu d’une zone commerciale où rien n’est accessible à vélo. Du coup, on commande des pizzas qu’on se fait livrer dans la chambre avec une bouteille d’anjou. N’ayant pas prévu de tire-bouchon dans les bagages, je cours à l’accueil de l’hôtel pour en demander un. L’hôtesse, accommodante, me donne le tire-bouchon et deux verres à pieds. C’est pas le grand luxe, mais après une journée vélo, c’est parfait !

Jour 3 – Angers-Les Babins

21/09/2025 – 60,5 km

La guigne : au moment de partir, Riri s’aperçoit qu’il a crevé de la roue avant. On prend le petit déj’ à l’hôtel (et je rends le tire-bouchon), et hop, c’est parti pour un nouvel atelier réparation. Tout se passe bien, on se dit qu’on va pouvoir partir pas trop tard… quand paf, le pneu fraîchement regonflé explose. C’est… surprenant. Sans doute trop de pression ! On recommence à zéro, avec le stress en plus. Finalement, on décolle à 10h30.

Nous longeons la Maine, et je maudis plusieurs fois le revêtement gravillonné, mais tout se passe bien. Il y a du soleil pour le moment. On passe à côté de jolis villages avec de belles églises. Dans l’un de ces villages, on s’arrête pour acheter des sandwichs. Ils sont chers, et il ne reste qu’un végé. Je prends un deuxième au poulet, faute de mieux. Un peu plus loin, dans le village voisin, des habitants nous indiquent aimablement un raccourci sans côte. On arrive à un joli point de vue avec une roche étonnante, la pierre Bescherelle. Petit arrêt photo.

La pierre de Bescherelle

On s’éloigne ensuite dans les terres pour rejoindre les bords de Loire. On s’arrête pique-niquer sur une grande aire, mais il n’y a ni toilettes, ni poubelles. Les sandwichs ne sont pas fameux, et on regrette de ne pas avoir acheté juste une baguette pour manger le reste de tartinable et du fromage d’un marché qu’on a traversé juste avant. On repart et bientôt, on traverse un pont pour arriver sur une grande île, qu’on va parcourir longtemps, jusqu’à traverser à nouveau la Loire à Montjean-sur-Loire. Là, on admire les ruines d’une ancienne mine de charbon. Par contre, le ciel menace…

La roche sous le ciel menaçant

Le long de la Loire, des œuvres d’art sont installées, mais on trace sur la route droite. Le tonnerre gronde au loin. Il se met à pleuvoir, d’abord une pluie fine, puis de plus en plus forte. Heureusement, on s’est déjà équipés en prévision. On enfile juste les pantalons de pluie en plus. Un peu plus loin, un arrêt abrité sous les arbres nous permet d’engloutir deux barres énergétiques. Le soleil revient enfin. On continue à longer la Loire jusqu’à un joli village, avec des berges aménagées que nous devons emprunter. Malheureusement, Riri a encore crevé. On cherche le coupable et on le trouve : un caillou planté dans le pneu. C’est vraiment pas de pot. Une chambre à air ayant éclaté, il n’en reste plus de neuve, et il faut réparer celle-ci.

Les gens qui se promènent au bord de la Loire sont curieux. Heureusement que le soleil est revenu ! Après avoir attendu que la rustine tienne et regonflé le pneu (en espérant que ça n’explose pas à nouveau), on repart en espérant trouver une guinguette pour se remettre de nos émotions et siroter une bière, mais celle qu’on avait repéré est fermée. Tant pis, on se dit qu’on boira un coup à notre arrivée dans le camping qui fait guinguette. On continue sur les petites routes. Le mauvais temps est passé, plus de crevaison, c’est agréable, mais on commence à sentir la fatigue et la faim. On fait quand même un arrêt photo devant une imposante église.

Et d’un coup, il fait beau…

Enfin, on arrive à notre petit camping. À l’arrivée, petite déception, tout a l’air fermé. Je téléphone au proprio (nous avons réservé la nuit !). Il est absent mais a bien pris notre réservation en compte, et nous laisse nous installer. On a un écolodge confortable, avec un vrai lit.

Notre dodo pour la nuit

On s’installe, on prend une douche bien chaude, puis on se dirige vers la guinguette fermée pour s’installer sur les tables et profiter du soleil. Le proprio arrive enfin en s’excusant. Il nous propose, pour le repas du soir, des bocaux à réchauffer et deux bouteilles de bières fraîches. Il prend aussi la réservation des petits déjeuners pour le lendemain et nous laisse prendre nos aises. Nous sommes ses derniers clients de la saison, ensuite le camping ferme. Ce soir, nous aurons un camping pour nous tous seuls !

Jour 4 – Les Babins-Bouaye

22/09/2025 – 65 km

Il pleut beaucoup dans la nuit. Sous la toile de tente de notre écolodge, nous l’entendons beaucoup. Ça se calme juste avant qu’on se lève.

On s’habille et on va prendre le petit déjeuner au soleil. Il fait frisquet quand même, mais le thé chaud nous réconforte. Puis, après avoir rangé les affaires, on redémarre. Direction : Ancenis, puis Nantes. On traverse la Loire à Ancenis. On y trouve une boulangerie pour acheter une baguette et quelques viennoiseries.

On longe ensuite la Loire sur un chemin tranquille. Premier arrêt pour marcher un peu sur le lit de la Loire, à sec à cet endroit.

Nous voilà sur la Loire

Nous longeons un moment la voie ferrée, et c’est rigolo d’entendre les trains passer, et, juste avant, les alertes pour éloigner les oiseaux et animaux. Deuxième arrêt le long d’un part avec une écurie et plein de chevaux en face. On voit une jolie tour au loin, c’est celle d’Odon où on fait notre troisième arrêt, à la « vallée du Havre ».

La tour d’Odon

On retrouve la Loire sur un pont passant et venteux. Ensuite, on s’éloigne un peu de celle-ci pour grimper dans un hameau tout mignon, la Bridonnière. Il y a une église au style provençal qui domine le hameau. On s’installe sur les marches, au soleil, pour pique-niquer : du pain, le reste de tartinable et le fromage, des prunes. Retour sur la Loire, où on croise un joli port.

La jolie église de la Bridonnière

On s’approche de Nantes, et on retraverse un pont. Il commence à y avoir plus de monde. On prend l’itinéraire de Nantes nord, sur un joli chemin bien aménagé. On passe toute une série de ferrailleurs, dont certains exposent de belles antiquités. Enfin, nous arrivons sur les grands itinéraires vélo de Nantes et nous voilà bientôt en vue de la gare.

On continue pour traverser sur l’île Beaulieu. Il y a beaucoup de travaux ici, dont le chantier du nouvel hôpital. Il est parfois difficile de trouver où passer à vélo. On passe Pirmil, Trentemoult et ses jolies maisons, Rezé et Bouguenais, qu’on traverse (ça grimpe) pour redescendre vers Bouaye.

On commence à connaître cette fin d’itinéraire. Passage sous le pont de Cheviré, dans des marais puis le long de la vieille route de Pornic. C’est long, mais on fonce vers notre objectif ! Nous voilà bientôt en vue de Bouaye, où nous attendent les parents de Riri. On arrive vers 17h30, fatigués, et avec des couleurs ! Ce soir, on dort au chaud, après un apéro et un bon repas.

Jour 5 à 8 – Bouaye et retour au Havre

Quelques photos en vrac de Nantes…


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