Jeudi 18/10/18 – La caverne aux vers luisants

Le lendemain, réveil à 7h, on est plutôt en forme ! Aujourd’hui, nous prenons la route vers Te Anau, mais il faut d’abord récupérer la voiture. On petit déjeune dans la chambre , puis, dans le hall de l’hôtel, il faut attendre que le loueur vienne nous chercher. Apparemment, on a trop tardé : d’après le réceptionniste le loueur ne peut pas passer, l’hôtel nous appelle donc un taxi qui sera payé par la boîte de location. Le taxi nous emmène donc à quelques kilomètres de là, à l’aéroport où nous sommes arrivés la veille. On prend finalement possession d’une Toyota Corolla à boîte automatique (mais volant à droite), chez Go Rentals. En route vers Te Anau !

Sur le chemin, la taxidriver nous a conseillé un café sympa. On s’y arrête, au bout d’une heure de route : au Five Rivers Café (oui, là bas ce qu’ils appellent des « cafés » tiennent tout autant du pub, du bistrot, de la boulangerie, du resto…), on se prend deux cafés (ne pas oublier de préciser des « long black coffee » sans lait !) et une délicieuse petite pâtisserie. On s’installe à l’extérieure, au soleil. Dans le pré adjacent, derrière la clôture, nous observent un bouc, un mini-poney, des alpagas et… un labrador.

Le bouc et les alpagas. Le labrador n’a pas signé le droit à l’image, désolée.

On flâne un peu dans la boutique d’artisanat, où on achète une peluche mouton rigolote (notre premier souvenir !). On reprend la voiture, pour traverser de larges plaines verdoyantes couvertes de milliers de moutons, de quelques cerfs et alpagas, puis grimper dans des collines venteuses, avec en décor de fond les montagnes enneigées. On débarque dans Te Anau vers midi et demi, pile poil à temps pour manger. On se gare au bord du lac et on mange deux sandwichs chauds achetés dans une petite boutique du centre ville. À 14h, on a réservé une croisière sur le lac Te Anau, qui va nous emmener dans une grotte aux vers luisants. Notre première activité !

Le lac de Te Anau et… un goéland bien de chez nous !

La croisière est déjà une belle expérience. Nous naviguons sur les eaux calmes du lac, sous un soleil éclatant qui donne aux montagnes une luminosité sans pareil. On finit par accoster sur la rive opposée, et une guide nous emmène dans les profondeurs d’une grotte creusée par une rivière vive.

Ça, ce sont des cerfs. Trimballés par hélicoptère d’une rive à l’autre. Oui oui.

Nous marchons d’abord le long de la rivière, au cœur d’un boyau étroit (gaffe à la tête !), d’abord accompagnés d’un éclairage tamisé, puis dans le noir complet. Nous commençons à voir, déci-delà, de minuscules lumières bleutées qui parsèment les parois de la caverne (évidemment, moi, le nez en l’air et dans le noir, je marche sur les pieds de la guide). Enfin, arrivés au bout du boyau, on s’installe sur une barque qui continue à remonter la rivière, tirée par la guide à l’aide d’un filin accroché au plafond. Là, nous devons respecter un silence absolu. Pas de photos, pas de questions, pas de mouvements incongrus, il nous est seulement permis d’ouvrir grand les mirettes et de profiter. Je lève les yeux… et ils sont là, par dizaines, éclairant les parois de la grotte comme autant de constellations bleutées. C’est magique ! On les frôle presque, mais bien sûr, il est défendu de les toucher.

À défaut de voir la grotte, voilà son entrée. Si si, là bas, tout au fond !

Au retour, on se balade sur la rive et dans la forêt autour du centre de visite, puis, on embarque à nouveau dans le bateau pour un voyage retour beaucoup plus rapide. Il est 16h30 quand on prend possession de notre chambre dans un B&B de Te Anau. On reprend tout de même la voiture pour aller se promener du côté du Kepler Track, un chemin de randonnée qui démarre pas très loin de Te Anau. La promenade nous emmène dans la forêt, au cœur d’une réserve naturelle où résident des kiwis. Évidemment, le kiwi étant un animal nocturne et très craintif, il y a peu de chance qu’on en voit un, ni même d’autres spécimens de la faune sauvage.

Voici la preuve qu’il y avait des kiwis !

On croise juste des oiseaux au chant mélodieux, et un insecte qui ressemble à un mini-weta. Ce qui est impressionnant, ce sont les fougères, luxuriantes et gigantesques, s’apparentant parfois à de véritables palmiers. Il y a aussi de nombreux pièges à rats, qui sont ici considérés comme nuisibles (snif) (mais bon, il semblerait que l’invasion de rats, belettes, hermines, furets et opossums venus d’autres continents menacent sérieusement la faune endémique, et notamment les oiseaux qui ne peuvent pas voler, tels que les kiwis, les perroquets kakapo, les takahe…).

On arrive dans la Dock Bay, une petite plage qui court le long du lac, où on fait demi-tour pour revenir à la voiture. Il est déjà 19h quand on reprend le chemin de l’hôtel, et donc près de 20h quand on se rend au restaurant le « Fat Duck » pour manger. Autant dire que c’est le deuxième service pour les néo-zélandais, qui dînent à 18h ! Notre serveuse est… allemande, et c’est son deuxième jour seulement ici ! Pour fêter notre arrivée, on se prend un cocktail, le « warm cider », qui ressemble un peu à du vin chaud. Puis, je mange du saumon et une goulash pour Richard, arrosés de nos premiers verres de vin néo-zélandais. Rien à redire sur la cuisine néo-zélandaise, c’est même très fin ! Le retour à pied se fait sous les étoiles. On longe le lac jusqu’à l’hôtel. Ce fut une belle journée !

Coucher de soleil néo-zélandais…


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