vendredi 26/10/18 – Bicycle, bicycle…

Aujourd’hui, journée vélo ! Nous avons signé pour une escapade de 50 km à vélo, et autant dire qu’avec notre forme physique, ça va pas être de la tarte… Le loueur passe nous chercher à 8h15 à notre hôtel. On essaie nos vélos, de gros VTT, puis on file à Hokitika récupérer un autre groupe de VTTistes néo-zélandais, beaucoup plus entraînés que nous.
Le loueur nous lâche un peu au-dessus du lac Kaniere, tandis que les autres continuent leur route pour être lâchés plus loin sur le parcours (les veinards – bon d’accord, ils ont fait du vélo la veille et en referons le lendemain, mais quand même). Les premiers kilomètres sont déjà difficiles : ça monte beaucoup, et je descend plusieurs fois du vélo pour grimper à pied (oui, je vais même plus vite à pied, et ça me permet de reprendre mon souffle et d’éviter la crise d’asthme). Après cette première côte, nous descendons (enfin !) dans une belle vallée verdoyante dans laquelle nous croisons des moutons (vus de loin et toujours aussi farouches), quelques pukekos (sortes de poulets à plumes bleues et à longues pattes rouges) qui picorent le long des routes et nous montrent leur cul blanc, des wekas (encore une sorte de gros poulet, un peu plus petit qu’un kiwi) et… un troupeau de vaches au milieu duquel nous passons sans vergogne. Nous dérangeons même un veau qui dormait au milieu de la route !

Pukekoooo !

Et des veaux.

Ceux-là, par contre, ils étaient pas commodes.

Le chemin se remet à grimper, et bientôt nous atteignons la forêt primitive, à flanc de montagne. Là encore, je descends du vélo et coupe les lacets pour aller plus vite.

Bon, d’accord, j’essayais quand même de rester sur le vélo, des fois.

Finalement, une heure plus tard, nous atteignons notre premier spot, intitulé « Cowboy paradise ». Et ça n’a pas volé son nom : on se croirait encore en plein western ! En lieu et place de nos chevaux, nous harnachons nos vélos devant le « saloon » pour y boire un thé et manger un toast au fromage, la montée ayant été bien éprouvante. Après cette pause bienvenue, c’est le moment d’y retourner.

Cowboy paradise la bien nommée.

La piste continue dans la forêt, et cette fois on se croirait en pleine préhistoire. J’imagine même un T-rex apparaître au milieu des fougères arborescentes et me poursuivre ! (Oui bah on fait ce qu’on peut pour se trouver une motivation à avancer…). Malgré tout, je peine toujours sur les montées entre les arbres, mais le paysage et l’ambiance valent quand même le coup, et chaque nouvelle borne kilométrique est l’occasion de pousser un petit cri de victoire : plus que 30 km ! Plus que 20 km ! Etc.

La forêt, dans toute sa splendeur.

On atteint tant bien que mal le deuxième spot, un camp de trappeur dans lequel on trouve un peu d’urbex : de vieilles carcasses de voitures abandonnées, un chariot tracté par un filin aérien et qui permet de traverser la rivière, et de nombreuses carcasses rouillées. Le gars qui vit en face, de l’autre côté de la rivière, semble être un authentique trappeur, en tout cas c’est qu’il mentionne sur la carte que nous trouvons sur une borne le long du sentier. Un arrêt dans les toilettes sèches s’impose, et nous en profitons aussi pour observer une maman weka et ses poussins qui picorent au bord du chemin.

Chouette, un peu d’urbex !

Maman weka protège son poussin…

Mais il est bientôt temps de repartir, car l’après-midi est déjà bien avancée, et il reste de la route… On s’arrête quand même pour manger un morceau sur les rochers qui bordent un torrent. Le temps est casse-pied : parfois il fait très chaud et on transpire sous le soleil, et parfois ça se couvre et il commence à pleuvoter, ce qui nous force à nous couvrir à nouveau. On pousse doucement jusqu’au troisième spot, un réservoir d’eau dans lequel nous apercevons des « blue ducks », et nous suivons la piste le long d’un canal. Le paysage est devenu un peu plus monotone, et ça devient vraiment dur d’avancer, mais au moins, nous sommes sur du plat.

Ça, ce sont des blue ducks. Je crois.

Cependant, la randonnée nous réserve encore quelques montées qui finissent de m’achever, juste avant d’arriver (enfin !) en vue de Kumara. Je suis morte quand on pénètre enfin dans les rues de la petite ville. On s’arrête quand même pour admirer des agneaux (on peut enfin les voir de près !) qui se pressent contre une barrière, puis devant une vieille maison abandonnée. Et enfin, nous arrivons à notre hôtel !

Oh, encore de l’urbex ! (Non, ce n’est pas notre hôtel…)

Le temps de garer les vélos, et on s’écroule tous les deux dans notre chambre. On a beaucoup, beaucoup transpirés, et je ne sens plus une seule parcelle de mon corps, mais on l’a fait ! Une bonne douche pour détendre les muscles endoloris, et on redescend pour manger au pub de l’hôtel. Ce sera à nouveau des « whitebaits » pour moi, avec des frites, et une pizza pour Richard, assortis d’un Cider et d’une Monteith’s, la bière locale. On retrouve à la table voisine nos VTTistes du matin, qui semblent bien plus frais que nous et nous demandent comment ça s’est passé. On discute à peine, trop crevés. À peine le repas est-il englouti qu’on retourne vite à la chambre pour aller se coucher.


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